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2006 - PAMPELUNE - BURGOS

9 avril 2006

El camino, esta delante de nos! ultreia! ánimo! sólo 700km
hasta Santiago!

Caminante! no hay camino
Se hace camino al andar
Al andar se hace camino
A Machado

Nous voici à Irun après une nuit calme bercée par les bruits du train. Petit déjeuner à la gare , toilettes aux toilettes de la gare: visite rapide des alentours de la gare et embarquement dans le talgo «Irun Barcelone pour 2 heures de voyageet arrivée juste pour le pique-nique avec les retrouvailles Covet et Cie et Danièle .
Le voyage en train nous a promené de San Sebastian , Tolosa,Zumarraga, Alsasua.
L’après-midi, grande visite de Pampelune où pas une église n’est ouverte pour la visite.
La fin d’après-midi:direction l’hôtel en suivant le chemin des pèlerins; le trajet s’est allongé parce que dans un joli parc nous avons perdu le chemin. Résultat pour un grand nombre, plus dekm et moins de repos avant le souper. Les chambres sont à 3 endroits différents et dans des appartements (16€ la nuit et par personne)
Souper épique: personne ne comprend rien au menu; que choisir pour bien manger? that is the question? Tirer au sort? Deviner en se renseignant auprès d’un client espagnol qui n’ a pas l’air de bien s’y connaître. Résultat: asperges ou soupe de pommes de terre et côte de porc, travers de porc ou rouleau de bœuf, poisson poêlé , dessert: glace ou yaourt; 10€ le repas.
Puis ce fut les transactions pour le petit déjeuner: non, pas avant 8 h 30, Niet . Oui pour 8 h OK.
Café, thé, lait, croisant, marmelade: Niet!
pain non grillé, beurre , marmelade: OK
Et pour 3,20 €
Anne-Marie

20 avril 2006 / PAMPELUNE - PUENTE LA REINA

Départ vers 8 h 45, sous le soleil! Nous laissons derrière nous Pampelune surplombée des Pyrénées pour nous attaquer à l’armée non pas de Charlemagne, ni de Aigoland, chef africain, (c’est dans cette vallée que les 134.000 hommes de Charlemagne écrasèrent l’armée de Aigoland dixit l’auteur de Pseudo-Turpin) , mais l’armée de «Molinos de viento» qui pense nous arrêter
sur la crête de l’Alto de Pardon 780 m.

Nous sommes passés!! Une nouvelle vallée s’étale devant nous, où nous attend, en bas , Puente la Reina . A l’entrée de Puente la Reina, on peut voir un pèlerin en fer forgé, évoquant la rencontre des chemins de Roncevaux et Somport (voie d’Arles).

Petits détails de la journée:
Jean-Marie doit aimer avoir une voiture propre, c’est le 2ème ce jour, comme ici, où se trouve une station de lavage à proximité! voir demain?.
MACABEO: non, ce n’est pas Macchabée, c’est le nom d’un raisin utilisé pour le vin de Navarre (dixit la réceptionniste de l’hôtel). Il vaut mieux, car c’est le nom de la chambre de Françoise et René, cela a réconforté Françoise qui a voulu se faire chouchouter par toute la bande, en se faisant une petite insolation.

Le chemin continue, les habitudes sont reprises, un petit passage par ci, par là, après un petit repas sympathique: pâtes au fromage, carde en salsa, une trucha con jambon, ou hamburger (steak haché), mousse de banane ou fromage blanc.

L’hôtel Jakue , où nous sommes, a installé une sorte «d’auberge de jeunesse» pour pèlerins, à 8 € la nuit pour les pèlerins, avec une machine à laver, cuisine, sympa, non?
René Pagès

21 avril 2006 / PUENTE LA REINA - ESTELLA - 22,5km

Réveil sur le petit matin , par la pluie sur le velux de la chambre, je pense déjà à la cape qu’il faudra utiliser, mais non, à 7 h nous chargeons les bagages , il ne pleut plus.
Après un petit déjeuner plus copieux que celui de la veille , nous quittons Puente la Reina en traversant cette petite bourgade par un pont romain sur le Rio Arga. Le pont romain de la reine Dona Estafania qui le fit construire , car les pèlerins redoutaient de le franchir à gué , à cause des crues importantes…
Nous longeons quelques terres cultivées, dans un champ quelques personnes cueillent d’énormes asperges.
Tout au loin nous apercevons le très beau village de Cirauqui en pente douce sur toute une colline , village entièrement restauré, les façades des maisons sont magnifiques: pierres, bois y sont assemblés…
Nous cheminons jusqu’à Lorca, point de rencontre casse-croûte avec Jeannot et Françoise – il y a des travaux sur l’autoroute qui nous obligent à suivre un itinéraire détourné du chemin, cela nous semble beaucoup plus long, ce chemin détourné n’en finit pas.
Coin repas trouvé, nous nous faisons servir par Jean et Françoise, petite gâterie de la part de celle-ci: petit beignet à l’anis. Reprenons rapidement la route vers Villapuerte. Nous traversons un pont ogival à 2 arches (arrêt photos) . Nous arrivons en périphérie d’Estella avec ses usines, notamment une avec des odeurs qui nous soulèvent le cœur , ce qui nous fait avancer rapidement. Nous entrons dans la ville; de nombreuses églises , les unes plus intéressantes que les autres. Faisons un peu de tourisme, car nous sommes très fatigués . …
Visite au Syndicat d’initiative qui nous indique qu’à 19 h, il y a une messe à l’église. Quelques uns y participent.
Ghislaine

22 avril 2006 / ESTELLA - LOS ARCOS - 20km

Réveil à 7 h - il pleut
Après un délicieux petit déjeuner à 7 h 30 (petit pain frais et croissant «pégous»), un au revoir à notre charmante serveuse (ça change de celle de la veille), vêtus de nos capes, nous voilà partis en traversant une grande partie de la ville.
A environ 2km, première halte à la fameuse fontaine à vin pour les soiffards (mais nous n’en sommes pas) et à eau fraîche pour les autres. Cela vaut une photo cette bodega improvisée! Espérons qu’elles seront réussies malgré le ciel grisâtre car sinon qui voudra nous croire?
500 mètres plus loin bi GR 65 (en souvenir de la bi.route de Jean-Marie). On attend les derniers qui s’attardent à la fontaine. On en profite pour «papoter» avec les pèlerins hésitant comme nous. Une jeune Baloise nous dit être partie il y a 3 mois, avoir traversé la Suisse, le Massif Central (qu’elle a trouvé très beau) le sud-ouest jusqu’à St Jean Pied de Port (col en espagnol). Elle portait une jolie cape de couleur et cela l’a amusée lorsque je lui ai dit que nous ressemblions à des chauve-souris avec les nôtres de couleur sombre. Nous avons continué à marcher péniblement dans la boue et sous la pluie, juste une courte halte sous une grange au milieu de la paille pour boire et avaler un en-cas . Toujours cette boue rouge et glissante et la pluie. Enfin une piste plus confortable pour nos pieds et au bout, quel bonheur: Françoise et Jeannot nous attendent près d’un abri. Petit repas rapide avec chorizo , jambonneau et départ pour les 10km restant. Tout le monde est mouillé et se refroidit. Vers 14 h, arrivée à l’hôtel Monaco pour un bain chaud et une bonne sieste, séchage des vêtements , distribution d’une poignée de fraises par Françoise. Une messe est prévue à 19 h, le repas du soir est fixé à 20 h. Finalement: messe à 20 h, repas idem. A vous de choisir. Tout le monde était présent au repas (salade composée, arrizo, gambas aux petits pois, suivis estofado de veau, omo à l’hawaîenne , pollo à la béchamel , truta mode de Navarre) copieusement arrosé de vin blanc, rouge et rosé du pays. Le ton est légèrement monté lorsque certains exprimèrent des regrets et des reproches concernant l’après-midi écoulée. Le repas manquait de glucides, ceux de devant ne faisaient pas suffisamment de halte. Enfin tout le monde s’est réconcilié et à 10 h extinction des feux.
Buenos noches
Danièle

23 avril 2006 / LOS ARCOS - LOGRONO

Lever: 7 h - Petit déjeuner: 8 h

Nous nous sommes retrouvés dans la salle de restaurant où un copieux déjeuner nous attendait. Il s’agissait d’un buffet très bien garni avec tout ce dont on pouvait rêver. Le bonus du jour: les fraises de la veille qui n’avaient pas été terminées. On décolle à 8 h 30, direction Viana à 18km.
Nous pouvons ajouter qu’il s’agissait de notre plus longue étape avec 32km répartis entre 18km le marin et 14km l’après-midi
Ce fut une étape très monotone qui accentua la fatigue des marcheurs en fin de journée en traversant le vignoble de la Rioja . Le bruit de la nationale 120 toute proche n’arrangeait rien.
Najera s’étend au pied de falaises rougeâtres . La ville témoigne d’un riche passé jacquaire et historique . Sa particularité est la présence de meubles géants exposés à différents endroits de la ville rappelant que c’est la capitale du meuble.

Cette étape nous permettra de passer de la Navarre à la Rioja, province renommée pour ces vins.
Premier arrêt à Sainsol où nous avons le plaisir de pouvoir visiter la chapelle romaine du Saint Sépulcre de Torres del Rio.
Nous passerons notre matinée à jouer aux montagnes russes pour traverser les différents villages. Arrivés à Viana la faim se faisait sentir et nous espérons manger au pied de la ville dans une esplanade verdoyante, malheureusement pour nous le casse-croûte nous attendait en haut d’une côte dans le village. Arrivés au point de rendez-vous, les hommes ont manifesté leur mécontentement de ne pouvoir profiter de cette aire de repos ombragée pour faire la sieste. Heureusement un bon pique-nique était prêt pour nous accueillir, ce qui ramena la sérénité dans le groupe, car un ventre bien rempli rend les choses plus faciles, d’autant plus que Jean-Marie nous indiqua que nous ferons une économie de 4km , car l’hôtel de situait à l’entrée de la ville.
A l’approche de Logrono nous avons dû quitter le camino pour rejoindre l’hôtel, Jean-Marie et Jeannot proposèrent de couper à travers champs, malheureusement nous avons rencontré un cours d’eau incontournable. Jean-Marie après avoir escaladé l’autre rive nous proposa un passage plus loin. Jeannot aida les marcheurs qui le souhaitaient à franchir la difficulté. Anne-Marie décida de se débrouiller toute seule et par manque de chance mit un pied dans l’eau , fou rire de l’assemblée. La seconde difficulté consista à traverser une autoroute très fréquentée . Olivier demanda si l’hôtel était encore loin, Jean-Marie lui répondit qu’il se trouvait 600 m après le bâtiment noir qui se dressait au loin. En fait l’hôtel était situé 600 m avant.
Olivier et Flo

24 Avril 2006 / LOGRONO - NAJERA 28km

Les marcheurs arrivent en début d’après-midi avec le soleil. Les cigognes font leurs nids sur le toit du monastère et font beaucoup de bruit en claquant du bec. L’affaire est une affaire de famille.
Pneu crevé: où? quand?
Après le dîner , Jean-Marie et Jeannot ont essayé de récupérer la roue de secours (n’ayant jamais servie celle-ci est difficile à sortir). Problème de porte pour accéder à la chambre: 3 clefs , a) une pour la porte d’entrée de l’immeuble; b) une clef pour le couloir du second et enfin c) la clef de la chambre. Mais le comble est que les mécaniciens ne peuvent plus accéder à la chambre, donc Marie-Rose et Françoise en chemise de nuit doivent descendre ouvrir la porte à Jeannot et à Jean,-Marie … Tout est bien qui finit bien . On va enfin pouvoir essayer de dormir . Petit déjeuner à 8 h et départ à 8 h ½.
Françoise Pagès

25 avril 2006 / NAJERA - SANTO DOMINGO DE LA CAJZADA - 21km

Journée fraîche, sans soleil, résultat; le repas de midis‘est pris dans la «chazelle» sur la paille et des bancs.
Le matin Jean-Marie a fait réparer le pneu.
Région de grande culture, la Rioja où se cultivent des remolachas (betteraves), les champs sont arrosés. Une partie du repas a été de décliner et rechercher sur le dictionnaire tous les noms de légumes et c’est en repartant qu’en lisant le panneau d’indication des cultures en anglais que Jacques a trouvé. Au menu: :asperges du pays succulentes et bien appréciées par nous tous, pâté de foie lozérien et fraises de pays;
Curiosité: un couple d’allemands accompagné de 2 chiens dont un portait son casse-croûte «royal canin».
Santo Domingo et son coq et sa poule à l’intérieur de l’église. Visite de la cathédrale et de son musée. Hébergement chez les Cisterciennes avec, à l’accueil , Sœur Purification qui a demandé un paiement «métallico» d’où problème, chez les religieuses! nous avons assisté à la messe du soir (11 religieuses gèrent un établissement rénové, avec de vastes salons.
Travail de groupe

26 avril 2006 / SANTO DOMINGO DE LA CALZADA - BELORADO 25km

8 h, départ sous un ciel en partie couvert de l’Hospederia Cisterciense , et après avoir franchi le pont nous prenons la variante qui, si elle nous allonge d’1,6OOkm nous évite les bruits de la circulation. Nous allons d’un bon pas sur un large chemin à travers un paysage vallonné, quelques belles grimpettes tout de même.
Nous arrivons à Grañon où nous visitons l’église de Saint Jean-Baptiste , ornée d’un retable Renaissance aux sculptures de toute beauté .
Au village suivant Jeannot et Françoise nous attendent pour savoir si tout va bien – Rendez-vous à Viloria de Rioja, village natal de Santo Domingo de Calzada pour le pique-nique. C’est près de léglise, sous un porche, que nous attend le casse-croûte: asperges (encore!) mais elles sont tellement bonnes!, artichauts, chorizo doux, boudin au riz (bien meilleur que le précédent!), notre cagette de fraises (profitons-en!) et nouvelle spécialité: le gâteau en forme de coquille St Jacques (feuilleté garni de marmelade parfumée à l’orange). Petite sieste pour certains , un bon café et c’est le départ sous le soleil. Notre chemin suit la Nationale. Que de camions et de bruit, avec de temps en temps un coup de klaxon bien sympathique à notre intention.
Nous arrivons vers 17 h à Belorado. Notre attention est attirée par 2 énormes nids de cigognes bâtis en haut du clocher d’une église . Nous traversons la ville, Françoise et René nous attendent pour nous donner les renseignements sur l’hôtel.
Nous nous retrouvons à 8 h 30 pour un bon repas.
Rendez-vous est pris pour le petit-déjeuner entre 8 h et 8 h30.
Départ à 9 h pour une matinée de marche. Quelle chance! demain c’est grasse matinée!!
Marie-Rose

27 avril 2006 / BELORADO - VILLAFRANCA

Il n’est pas vraiment très tôt
Quand nous quittons Belorado
Nous retrouvons el Camino
Notre nouvel Eldorado.
Après passage d’un joli pont
Nous traversons une station,
Notre chef toujours plein d’entrain
Nous dit:»Mes enfants, faites le plein».
Nous suivons alors le chemin
Agréable en ce beau matin,
Et c’est ainsi que très bientôt
Nous atteignons Tosanto.
Première halte dans ce hameau
Pour nous abreuver d’un peu d’eau,
Florence y fit chanter le coq
Qui, de peur, fila au paddock.
Puis après une légère montée
On s’arrêta pour apprécier
Et pour certains photographier
Un ermitage dans le rocher.
Une descente et un petit plat,
Ce fut ainsi qu’on arriva
Au village de Villambistia
On s’arrêta à l’ermita.
Il y eût séance photos
Devant la non potable eau,
Qu’ignorant cela j’ai bien bue
Vais-je pouvoir rester bien dru?
Espinosa, nouvel arrêt
Pauvres maisons abandonnées.
(Là on nous régala
De dattes et de chocolat).
Puis, à nouveau, beau paysage,
Harmonie, douceur, vraie image,
Mais commencerait la montée
Que le guide nous a annoncée.
Quelques pas, puis, ce n’est pas vrai!
Françoise, avec nous, eut pu rester,
C’est tout plat, on reste bien frais

Pas de fatigue, pour continuer.
Une pensée devant ce qui fut
De Saint Félix le monastère,
Là où les restes reposèrent,
(du moins sur le guide je l’ai lu)
Du comte Diego de Porcelos
Le grand fondateur de Burgos.
Rapidement Villafranca
Que j’aperçois au bout là-bas
Et on arriva tout piano
A la pension El Pajaro
Au restaurant on se dirige,
Mais c’est là qu’il faut qu’on pige:
Ou bien à table, t’as le menu
Au bar: las tapas, c’est prévu.
Nous, en bons français, en somme,
Faut qu’on ramène notre pomme
Au resto on mange les tapas
Que nous sert le patron sagace.
Mais mon petit doigt m’a surpris
En me murmurant que certains
Au bar et en catimini
De tapas on fait festin.
Ce fut une bonne journée,
Je vais donc rendre mon tablier
Heureux de sentir l’amitié
Dont chacun de vous m’a comblée.
Jacques

28 avril 2006 / VILLAFRANCA - ATAPUERCA - 22km

Il était une fois une autre étape pour « Les amis de Saint Jacques».
Après le petit déjeuner un peu incongru, chargement de la voiture avec les bagages, les hommes s’exécutent , pendant que les femmes regardent sagement.
Eh! c’est parti! jusque là pas de difficulté, petit échauffement (petite montée derrière l’église) là tout va bien, mais après? aîe! aîe! aîe! ça monte, ça monte! et attention, personne ne parle, sauf Jean-Marie qui encourage à sa manière. Pourtant chacun avance à son rythme à travers des chemins qui ressemblent à la Margeride, spectacle magnifique dans le froid et la brume.
En chemin nous rencontrons un couple, l’un Irlandais et l’autre Australienne qui marchaient de bon pas avec un énorme sac à dos dans une montée à n’en plus finir; parfois, il me semble que je suis bien légère ne portant pas de sac à dos aussi gros qu’eux , mais comment font-ils? Enfin, toujours avec de l’élan une pause s’impose! un besoin de sucre pour remettre la machine en route pour encore quelques kilomètres, jusqu’à San Juan de Ortega.
Ah! chouette, Ghislaine propose au groupe des barres de chocolat Milka , miam, miam, 2 bouchées et toc, fini! Puis Anne-Marie nous propose des dattes, ah! elles sont bien délicieuses. Tout d’un coup le couple au gros sac à dos qui avait fait du stop arrive à notre «hauteur»; Anne-Marie leur propose quelques dattes que nous partageons ensemble, puis nous reprenons la route, contents car le ventre est un peu plus plein.
Jacques, toujours en tête; Olivier d’un bon pas s’arrête de temps en temps pour prendre des photos; Françoise et René marchant à leur rythme et le reste du groupe aussi. Au bout d’un moment la vue fut magnifique, une descente avec, au loin, la silhouette d’un bel édifice: le monastère de San Juan de Ortega, XIIème siècle; un monastère sublime à l’extérieur comme à l’intérieur; quelques photos ont été prises. Pour arriver au monastère, il faut monter jusqu’à 1025 mètres d’altitude me dit un prêtre ermite que Jacques connaissait à travers un ouvrage qu’il avait lu concernant Compostelle, brave homme avec qui j’ai discuté et qui a tamponné nos créanciales.
Que d’émotion! je retourne vers le groupe où tout le monde met de l’ardeur pour dresser une table, puisque le «padre» nous prête un abri pour le repas de midi.
Chacun prend place, l’estomac dans les talons. Nous attendons de savourer nos fameuses asperges et les poivrons si goûteux du midi.
Pensant tous que nos asperges proviennent d’Espagne puisque nous avons vu des champs d’asperges en marchant en Rioja et en Navarre. Olla! Olla! Jean-Marie déclare: Oh! savez-vous d’où proviennent nos asperges du midi? Réponse du groupe: non! d’Espagne? Jean-Marie répond: de Chine . Stupéfaction et rire, et Jeannot qui rajoute: et nos poivrons si doux d’Espagne, d’où proviennent-ils? Ben, d’Espagne! et non: du Pérou. Enfin, le repas fut exquis même que l’on a mangé des poivrons d’Espagne cette fois, si, et c’est vrai!
Nous poursuivons notre route vers Agès en traversant une forêt de chênes avec 4 vaches espagnoles, s’il vous plait, avec des cloches au cou pour nous saluer, ceci sur un plateau au grand vent froid.
Une halte à Agès pour prendre de l’eau à une fontaine et visiter l’église si jolie. Sachant qu’à ce village, autrefois, entre le XIIème et le XVème siècle , il y passait 250.000 à 500.000 pèlerins , soit 10 fois plus qu’aujourd’hui.
Arrivée à Atapuerca , Anne-Marie traversa le village sans s’arrêter car, prise dans son élan, elle n’avait pas vu les signes de Jean-Marie qui indiquait la direction de l’hôtel. Olivier et Florence se lancèrent à sa poursuite. Arrivée à la sortie du village elle ne vit plus le groupe et rebroussa chemin. Elle rencontra Olivier et Florence qui lui indiquèrent la direction du gîte . Le gîte était tenu par un français originaire du Gers qui s’est installé dans le village il y a 30 ans. Celui-ci est très accueillant et bien restauré, style Art et Déco façon marcheur de St Jacques avec confort. Maintenant nous attendons notre miam-miam-dodo avec impatience (dîner servi à 20 h 30). Mais avant nous avons pris le champagne (production spéciale de Jean-Marie cuvée 1999) avec les propriétaires du gîte pour fêter les 1000km qui seront atteints demain 3km après le départ d’Atapuerta.
Olivier et Flo

29 avril 2006 / ATAPUERCA - BURGOS 21k / BURGOS – BEAUVAIS

Après une visite de Burgos et sa cathédrale magnifique (il a fallu attendre 16 h pour y rentrer, eh! oui, c’est l’Espagne) , quelques souvenirs achetés en attendant.
Départ Burgos 18 h 07: 1 mn d’arrêt. Calsada; Paconcho; Miranda de Ebro; Manzanos; Victoria; Alsasua; Zumarraga; San st Sebastian; Irun; Hendaye. (c’est le train pour Irun avec les arrêts.)
Pour découvrir la direction , le nom des gares est noté ci-dessus au fur et à mesure.
A l’heure du souper , Françoise et René donnent le «la» pour commencer. L’appétit est de mise malgré le bon repas au restaurant à midi à l’entrée de Burgos. Notre bon sens nous fait prendre le bus de la ville pour s’éviter un long trajet fastidieux à travers la ville.
Irun Hendaye: changement pour le train couchettes jusqu’à Paris. Les FRAISSE dans un compartiment , une couchette libre en bas pour les bagages. Quel confort!
Le compartiment d’à côté: le reste de la troupe.
Arrivée Paris à l’heure. Le fils de Jacques et les voisins de René et Françoise sont là pour le petit déjeuner (café, croissants) et le retour à Beauvais. Les FRAISSE seniors attendent quelques minutes Cécile qui les ramènera , avec le chien, à Beauvais.
C’est la fin de la 5ème étape.
Anne-Marie

2005 - AIRE SUR L’ADOUR - PAMPELUNE

Mardi 17 mai 2005 - Vers Aire sur l’Adour


Nous avons pris le train à Beauvais (pour 6 personnes) Ghislaine, René, Françoise, Jacques, Anne-Marie et Jean. À 8h avec changement à Paris pour un départ à 10h15… Ce fut très juste… Mais ça a marché ! A l’arrivée à Aire sur l’Adour, à 18h30 à l’hôtel Akumat, nous attendaient Marie-Rose et Jean-Marie qui avaient commandé un repas traditionnel et régional : « une demie palombre » par personne. Éliane et Danielle nous ont rejoint à 20h.…


Mercredi 18 mai 2005 - Aire sur l’Adour – Miramont Sensacq


Le départ de l’équipe (10 personnes) s’est fait à 8h30 pour Sensacq 24km. Le pique-nique prévu, organisé par Marie Rose fut pris dans un refuge à Latrille à mi-parcours. Il a fait très chaud et nous avons profité de ces magnifiques paysages landais. Françoise et Jeannot n’ont pas marché l’après-midi. La marche s’est terminée à 16h au gîte de la ferme de Marsan chez M. et Mme Darnaudry. Nous avons eu par notre hôte une explication sur l’élevage et le gavage des canards, et un excellent repas à base de confits et autres produits de la ferme a terminé la journée. Ce gîte aurait reçu 1100 pèlerins en 2004.


Jeudi 19 mai 2005 - Miramont Sensacq – Pomps


Nous quittons le gîte « Maison de Marsan » pour Pomps (29km sont prévus) courage ! L’étape la plus longue pour cette année. Nous quittons les landes pour arriver dans les Pyrénées Atlantiques, mais nous montons et descendons plusieurs fois, ce qui met à mal nos genoux et nos mollets. Arrivons au Fichous-Riumayou, pour le pique-nique… Bienheureuse halte ! Sieste qui nous ravigote, pour arriver à Pomps. Le gîte communal, un baraquement avec quelques cloisons pour nous isoler les uns des autres. Cuisine très correcte, bien aménagée. Douches et WC insuffisants. Surprise : Une malade, Ghislaine, température à 38°5, tout le monde est aux petits soins pour elle. Qui aura le meilleur remède !
Ghislaine


Vendredi 20 mai 2005 - Pomps – Arthès de Béarn


Le meilleur remède c’est le médecin… C’est l’avis du groupe. Aussi, après une nuit plus ou moins bonne, à 9h Jean et Danielle me conduisent à Arthès de Béarn chez lz Dr. Une ordonnance pour quelques médicaments qui me mettront sur pieds rapidement, je l’espère… Après quelques conseils de prudence, je reprends la route via Maslacq et à l’hôtel Maugauber, halte pour l’après midi et la nuit.
Ghislaine


Samedi 21 mai 2005 - Arthès de Béarn – Navarrenx


Hier au soir arrivée à l’hôtel de Maslacq sous le soleil. Accueil chaleureux, bienheureuse douche, repas jambon de Bayonne saumon sauce estragon et poire Belle-Hélène. Le garçon, lui, c’est Frédéric, fort aimable qui nous propose le pichet du pays. 7h30 : Dans le hall Jacques au piano nous joue la Marseillaise. Les bagages sont chargés. Anne-Marie veut même mettre ceux d’un autre Transbagage. La route s’ouvre devant nous : Montées et descentes, c’est le lot du jour. Pique-nique où Florence et Olivier viennent nous rejoindre. Après le pique-nique, toujours frugal du midi, départ vers Navarrenx. Après une courte marche facile (pour une fois) descente et plat, en sous-bois. Nous n’avons pas pu profiter de l’ombre car le temps est menaçant et même orageux ! Après cette courte marche, donc, nous arrivons à 14h30 à Navarrenx, ville fortifiée à la demande du grand-père d’Henry IV, protestant, pour se défendre des catholiques… Voir vos manuels d’histoire pour la suite. 17h30 accueil par les hospitaliers de St Jacques, petit vin de bordeaux et signature des créanciales par une dame Strasbourgeoise, protestante, qui semble avoir gardé une dent contre les catholiques. (L’œcuménisme est encore loin !) Le soir, restaurant à l’hôtel du commerce dans l’annexe duquel nous dormons. Menu : Tomates à la mozzarella, cabillaud avec riz. C’est la semaine du riz ! Au dessert, grosse surprise pour Florence et René qui à peu de jours près fêtaient leurs 20 ans respectifs. Par discrétion pour Florence on ne dira pas l’âge ! Et 2ème surprise : Un béret basque, chacun, de couleur rouge, bien sûr ! Voir les photos où chacun des 12 a essayé le symbole basque. Cabillau, tous à vos encyclopédies, Jeannot et Olivier Fraisse ont lancé la polémique : La morue, poisson des mers froides ? Cabillau, poisson des mers chaudes ? Et si le Cabillau s’appelait Morue seulement après le salage ? Réponse pour l’année prochaine… Vous y penserez !!!
F et R Pagès


Dimanche 22 mai 2005 – Navarrenx – Arroue


Aujourd’hui c’est un peu plus tard, qu’on a prévu notre départ, Car hier soir à l’église, l’hospitalière, en garde, nous a mise : Par temps de pluie votre GR, risque de vous jouer un mauvais air ! L’eau dans le sentier affluant, C’est pu un ch’mur, un océan ! Alors pèlerins, prenez la route, c’est plus sûr, plus court, pas de doute. Cinq kilomètres en moins, du gâteau, on peut rester plus au dodo. A dix heure ainsi nous partîmes, tranquilles, confiants, comme est en gym. Mais Jeannot n’était pas content, que l’on ne marche pas tous en rang. A gauche vous devez tous marcher, J’veux pas en voir des deux côtés ! Vu qu’on est bien obéissant, on s’est mis à l’alignement. Sur cette route bien agréable, traversant bois et de beaux prés, certains devisaient toujours affables, tandis que d’autres en silence priaient. La pluie de temps à autre mouillait, mais ce n’était pas pour nous déplaire. Après soleil des jours derniers, comme l’onde pure d’une rivière, mais l’heure approchait de midi, quand nous arrivâmes à l’abri, que Jean Marie a bien choisi. (Que par nous tous il soit béni !) Le moment d’ailleurs opportun, car la pluie redouble son grain. Un jurançon dû à Éliane, fut apprécié, comme de nos pères la manne. Puis comme toujours joyeusement, nous partageâmes un bon pique-nique, choisi avec discernement, pour sa vertu gastronomique. (Il fallut défendre notre part, contre Polly et sœur Bernard) Une heure encore et quelques pas : L’étape, nous arrivons au bout, à la ferme Bahateguya, près du village d’Arroue. L’hôtesse y fut bien accueillante, sa cuisine étant gouleyante ; sans doute pour entrer chez Morphée, c’était plutôt rusticité, mais moi qu’écris sur mon lit, je m’y sens toujours réjoui. J’en aurai fini ici, si ce n’était qu’Anne-Marie, m’a dit de parler de citronnelle ! Demandez lui donc à elle…
Jacques


Lundi 23 mai 2005 – Arroue – Ostabat


Après un petit déjeuner frugal (bouches sales de confitures : Kiwi et pommes, pêches, figues, à la ferme Bahateguya de Mme Barneix Irène nous prenons la route pour Ostabat (21km). Beaucoup de goudron et de sous bois. Éliane en ballerines et Danielle en savates jusqu’au point de rendez-vous à 11h30, où nous attendait notre dévoué Jeannot en 206. En ce jour de fête mémorable (66 ans de René), la table était dressée dans un endroit très bucolique, table ronde et sièges confortables, assiettes de couleur, verres remplis de Jurançon. Pour cette occasion notre trésorière avait mis les petits plats dans les grands. Boudins secs, saucissons et le reste comme d’habitude en attendant le gâteau (fameux pastis à la vanille). Repus et émoustillée, je laisse la plume à ma copine Éliane… Danielle Pas de sieste. Quel dommage ! Les pas s’étirent de plus en plus et la ferme d’Ostabat nous paraît si loin. Passage près de la « Stèle de Gibraltar » (sur la colline de Saint-Sauveur à Saint-Palais), point de rencontre des chemins de Compostelle du Puy en Velay de Tours et de Vézelay. Une grimpette, de la caillasse, de la boue, un boyau entre arbre et pipi de vache, puis une trouée et enfin la ferme ! Non ! Passons le village, une autre grimpette, et enfin la récompense : Une vue superbe sur les vallons et les montagnes lointaines, depuis une belle terrasse. Ah ! Farniente !… J’en pose le stylo… Éliane (Merci à vous compagnons de St Jacques qui m’avez permis de cheminer un moment avec vous. Hasta luego ! peut être. Bonne route…) Nous voici à la ferme Gaineko, un gîte tout neuf et superbement aménagé dans une ancienne porcherie. Nous y sommes accueilli chaleureusement par une gentille hôtesse et nous nous délassons sur une terrasse devant un splendide paysage verdoyant. Coup de téléphone de Jean-Marie et Jeannot. Ils sont en panne de gasoil avec le 4×4. Ah ! Là là.. Françoise et René volent à leur secours. C’est en compagnie d’autres pèlerins venus d’Allemagne, de Bretagne, d’Australie, de la Loire que nous passons à table et goûtons aux spécialités du pays basque, entre-coupé de chants basques, interprétés d’une voix de stentor par notre hôte. Un couple de Bretons qui fait suivre depuis Le Puy sa bombarde et son biniou nous jouent quelques airs et nous apprennent quelques pas de danse. Quelle ambiance ! Quelle agréable soirée !
Marie-Rose


Mardi 24 mai 2005 – Ostabat – Saint Jean Pied de Port



Mercredi 25 mai 2005 – Saint Jean Pied de Port – Roncevaux


L’ascension du col de Roncevaux ! Que de paroles dites, que de recommandations, que de craintes et pourtant, nous l’avons gravi. Nous avions pensé à tout sauf au vent qui poussait à l’inverse de la marche. Ravis, comblés : De beaux paysages plein les mirettes. Des moutons sans clochettes, des chevaux avec… Vous dire que ce n’était pas difficile serait un pieux mensonge. Oui, la grimpette à la sortie de Saint Jean Pied de Port coupait le souffle. Il y avait bien les quelques plats annoncés par Jean-Marie, mais quand même il fallait aller vers une autre côte encore plus dure. Le moral des troupes n’a pas faibli. Parlons aussi de la descente sur Roncevalles : Nous l’appréhendions autant que la montée. Elle était très longue et comme nous avions épuisé nos ressources, nous sommes arrivés au radar !
Anne-Marie


Jeudi 26 mai 2005 – Roncevaux – Zubiri



Vendredi 27 mai 2005 – Zubiri – Pampelune


A l’ombre, à l’aire de repos d’Iroz, Françoise et René attendent les marcheurs… Au point de rendez-vous donné par Jean-Marie.
Mercredi soir, donc, pour reprendre la suite, arrivée à l’hôtel Posada, près de l’abbaye de Roncevaux ; coup de chance, sur les deux hôtels, Jean-Marie avait choisi celui du bas ! L’autre : Il fallait encore remonter !!! Repas à 20h30. Messe rapide et bénédiction des pèlerins à 20h. Tapas : Entrées multiples, charcuteries, asperges, ronds de je ne sais pas quoi ? (Poisson ou viande) Saucisses puis petite côte d’agneau et… des frites ! Qu’elles étaient bonnes ! Nous en avons demandé un 2ème plat. Avec un petit vin de Navarre. Après une nuit bien réconfortante et longue, trop longue pour nous, puisque le petit déjeuner n’était servi qu’à 8h30… Grosse déception générale, habitués à commencer la journée à la fraîche. Bon !
Jeudi, l’étape Roncevaux – Zubiri devait nous sembler plus facile sur le plan général, la moyenne est à la descente. Il y avait quand même des petites grimpettes qui rappelaient la fatigue de la veille, et quelques petites descentes pierreuses, qui rappelaient à Jeannot d’être prudent avec ses genoux ! Vers 16h arrivée à Zubiri. L’hôtel Hosteria de Zubiri, aux murs épais, qui conservaient bien la fraîcheur réconfortante après la chaleur de la journée. Accueil en musique, salle de télé, bibliothèque, petit demi bien frais pour les hommes, sauf Jean-Marie, qui a préféré la citronnade avant de repartir chercher le 4×4 et les bagages. Repas à 200h30. Les menus avaient été choisis par chacun et remis avant 19h pour être servis à 20h30. Plutôt 21h, heure à laquelle il manquait Jean-Marie et Jeannot, partis faire du repérage comme chaque soir de notre périple. Pour l’étape du lendemain : Pampelune ! Ce qui ne paraît pas facile, d’où une légère polémique un peu embrouillée par la fatigue de chacun… La nuit portant conseil… A chaque jour suffit sa peine…
Vendredi matin, la fatigue de Françoise et René a permis aux huit autres de marcher… Le 4×4 et la 206 sont là avec nous à l’aire de repos d’Iroz. Nombre de pèlerins, je ne les ai pas comptés, s’arrêtent et prennent leur petit déjeuner (9h30-10h) assis sur les bancs de pierre et aux tables de pierre. Aire certainement récente, car les arbres sont petits, et l’ombre très légère. Le midi, cela ne doit pas être drôle ! Tiens ! Notre Argentin, avec ses chevaux longs et frisés, qui passe. Tiens ! voilà nos cyclistes d’hier, la dame toute seule d’hier midi. Tiens ! Voilà la jeune, toujours suivi par un chien qui a décidé de la suivre comme nous dans l’étape de Saint Jean Pied de Port à Roncevaux ; un chien, ce n’était pas le même, nous suivait ; on essayait de le chasser, mais il revenait, enfin débarrassé à la frontière, (au panneau annonçant l’entrée en Navarre) il nous a quitté. Mais oh ! Surprise, hier après-midi, lors d’une petite pause, avant Zubiri, il était là, couché près de nous… Ce jour nous ne l’avons pas vu… Il est 10h20, Françoise dort toujours dans la 206… Carpe Diem !
Petite note personnelle : Assis là, en train d’écrire, je dois passer pour un touriste. Les pèlerins posant leur sac, parlent entre eux et ne s’adressent pas aux touristes… Ce serait du racisme ?
Françoise et René


Samedi 28 mai 2005 – Retour


I- Ecoutez bien, fin de la marche, ça donne du courage
Ça donne envie de voyager un brin
Ça fait du bruit et ça n’est pas très sage
Mais ça fait rien, ça mange aussi du pain.
Refrain : Ça fait, ça fait, ça fait rien (ter)
Rien de rien, de rien, de rien, rien.
II- Ecoutez bien mes bons amis, à l’heure du pique nique
J’en connais trois qui ne sont pas des mages
Ils dévorent tout comme des ogres
Mais pas de panique, c’est qu’ils ont un train à prendre.
III- Ecoutez bien mes bons amis, encore des kilomètres
Et nous seront prêts pour prendre le train
Pampelune Paris, et à l’année prochaine
Saint Jacques, c’est sûr, c’est lui qui nous entraîne.


Arrivé à la gare de Pampelune, après une attente de 4h, Françoise, René, Jacques, Anne-Marie et Jeannot ont un train pour 18h. Jean-Marie et Marie-Rose prennent les créanciales pour les faire tamponner à l’office du tourisme e Pampelune et les redonner au groupe. Adios ! Adios ! Et l’année prochaine, place à d’autres aventures sur les chemins de Saint Jacques… Que Calor ! Aïe ! Aïe !
Florence/Olivier

2004 - CAHORS - AIRE SUR L’ADOUR

Le 1er juin 2004

Trois pèlerins sont partis de Beauvais en voiture. Cinq autres par le train. Deux sont arrivés en voiture de Marvejols.

Tous les dix avons participés à la messe de 18h à Cahors.
La chartreuse champagne offerte par Colette. – Menu typique – Et le mercredi 2 juin chemin vers Cahors et autre.
Françoise Pagès


Le 2 juin 2004 - Cahors – Lascabanes
Après une nuit calme sur les bord du Lot (1), et un petit déjeuner copieux à l’hôtel des Chartreux, 7h45 départ des 8 pèlerins. Les 2 chauffeurs, Jeannot et Jacqueline, chargés d’intendance partent plus tard pour nous attendre à Farre où le cultivateur nous prête son terrain et partage avec nous l’apéritif. Et les pèlerins?

Après une «escalade» de la falaise de Cahors, nous avons pu découvrir le panorama de Cahors, et son pont Valentré, depuis le pied de la crois Magne. Ensuite les plateaux du Quercy blanc, où le terrain, collant et boueux a eu raison des semelles de Ghislaine… Peut être marchait-elle trop vite… Elle n’a pas eu le temps de décoller les pieds…
Sentiers ombragés, descentes assez pentues, pour arriver vers 15h30 à Lascabanes, où nous attend un gite très propre, convivial et très sympathique.
A la messe de 18h un Hermite nous fait un lavement des pieds, comme le faisait jadis les moines avec les pèlerins, selon la règle de St Benoît.
Le soir friton de canard pour 4, sauté de porc au Quinoa, Cabecou (petit chèvre de Rocamadour) et biscuit aux pommes. Un petit vin de Quercy, de Lascabanes,. Eh! Oui! un vrai de vrai du crû!
René Pagès
(1) Où, le matin, pendant le petit déjeuner, nous avons vu passer toute une famille de ragondins qui remontaient le Lot.


Le 3 juin - Lascabanes – Lauzerte
Nous quittons notre sympathique gîte après un bon petit déjeuner. Pas loin nous découvrons une «Cariotte» dans un très bon état…

Chemin faisant, surprise sur la gauche, une petite halte pour un court recueillement et prière. Marie-Rose, toute concentrée sur son chemin, manque celle-ci… Sue les chemins de St Jacques on oublie tout…
Il fait beau mais frais, sentiers ombrageux et quelque peu gras. Mes chaussures n’ont pas résisté au sol argileux, semelles béantes, me voici clopin-clopant à la recherche d’une ficelle pour maintenir la semelle sur la chaussure. Heureuse coquille St Jacques que Florence a confectionnée me dépanne (voir photo, si celle-ci est réussie).
Toujours à la recherche d’un super coin pour le pique-nique… Nous dévorons… Ne traînons pas trop sinon une flemme risque de nous prendre… Mais une belle grimpette nous attend.
Arrivés en périphérie de Lauzerte, notre hôtel cabanon est très accueillant. Il y a une piscine où seuls nos courageux Jacqueline et Jacques, avec une eau à 20°, feront trempette. Pendant ce temps, certains à la sieste, Jean-Marie et Jean m’accompagnent à Moissac pour trouver une paire de chaussures. Sur la route de Castelsarasin, un magasin de sport, et je trouve mon bonheur.
Après le repas, qui est excellent, avec du pain fait maison, nous partons à 5 pour la cité médiévale de Lauzerte. Heureusement que nous n’avons pas raté cela. Certains l’ont fait en fin d’après midi.

Anecdote : Le magasin où j’achète les chaussures offre pour la fête des mères 20% de réduction sur les articles femmes. Ne trouvant pas de chaussures à ma taille chez les femmes, j’en trouve une paire chez les hommes. Comme c’est un article homme, je n’ai pas de réduction… geste commercial, j’obtiens 10%.
Ghislaine


Le 4 juin 2004 - Lauzerte – Moissac
Après une excellente nuit pour tous, un petit déjeuner des plus succulent, les confitures vont finir dans nos poignets d’amour. Nous prenons la route vers 8h, la journée s‘annonce fort chaude, malgré la cote évitée, soi-disant! Nous peinons dans les différentes grimpettes. Les gîtes sont toujours aussi attrayant, heureusement. Au tournant d’un chemin, une petite église à Sainte Germaine nous accueille, sauvée de la ruine, un recueillement salutaire, mais j’oubliais un gîte et son pigeonnier sur pilotis, une pure merveille dans la nature, et de nouveau nous reprenons notre marche solitaire. Peu de commentaire de la part de chacun, nous sommes tous absorbés par les sites et les fruitiers. Nous avons du mal à résister aux cerises.


Alors que nous arrivons sur la nationale, que voit-on? Le 4×4, Jacqueline chargée d’une cagette de cerises bien rouges. Jeannot en est le bienfaiteur, les 15kg n’ont pas fait ouf! Un régal! Aujourd’hui, la lanterne rouge peine vraiment!!! Les trois derniers kilomètres pour «bibi» furent l’abandon. Comme toujours, Jacqueline, une vraie mère: Repas dans un cadre toujours reposant, au petits soins pour chacun, par-contre je n’ai pas repris la route! Alors! Un vide! Arrivé à l’abbatiale, nous montons les sacs tous plus lourds les uns que les autres. Trois, ouf! Nous sommes installés. Maintenant nous attendons le reste du troupeau pour la visite du cloître. Je reprendrai plus tard. Non! Je laisse la verve de Jacqueline.

Colette Henry



Le 5 juin 2004 - Moissac – Saint Antoine

«Prenez de très bon cœur, mes frères, toutes les épreuves par lesquelles vous passez, sachant que le test auquel votre foi est soumise, produit de l’endurance, mais que l’endurance soit parfaitement opérante afin que vous soyez parfaits et accomplis, exempts de tout défaut»:
Saint Jacques.
L’excellente matinée de ce jour par un chemin de halage de 13km en bordure du canal de la Garonne ne fut une épreuve pour aucun de nos joyeux pèlerins: Chemin bien plat, ombragé, en bordure d’eau; on pouvais deviser en toute sérénité; de propos édifiants bien sûr: «Facile! Les chemins de Saint Jacques!!!» Mais il y eut le pont de Pommevic=0 C’est fini l’ombre et la douceur, voici la route et le soleil. Toutefois c’est supportable, car Jeannot et Jacqueline sont tout de suite là avec eau fraîche et déchargement dans le 4×4 de nos sacs, ce qui permet d’atteindre l’agréable lieu de pique-nique en bordure de la Garonne, bien à l’ombre sur herbe verte et tables de bois. Bon repas avec apéro de la vigne picarde de Jean-Marie, rosé et Cahors avec le fromage. Jeannot et Jacqueline sont de parfaits restaurateurs.
L’épreuve et l’endurance qui en est le test surmontés (avec le sourire) dont nous entretient Saint Jacques vont de suite faire leur apparition. Départ sous le chaud soleil de midi (au soleil), pas d’arbre, du goudron. Soyez heureux mes frères, qui prirent cela de bon cœur. Je le vis à vos visages souriants en arrivant au gîte de Saint Antoine. Le plaisir de la douche s’est ajouté à la joie d’avoir triomphé de ces 8,8km ensoleillés. Vous voici parfaits et accomplis.
Jacques



Le 6 juin 2004 - Saint Antoine – Lectoure

Après une bonne nuit en commun dans notre dortoir et un fou-rire provoqué par un bruit intempestif (il faut dire que notre souper fut copieux et composé entre-autre de fèves), nous voici sur le départ à 7h30. Il fait bon, la journée va être chaude. Première halte à Flamarens pour y admirer son église et son château imposant du 15è siècle, en cours de restauration. La toiture de l’église s’est même écroulée en janvier.
Notre route se poursuit dans le Gers le long des cultures de blé, de haies parfumées par les troènes, de ruisseaux qui nous rafraîchissent un peu. Le paysage est allongé et notre route descend, monte, descend en passant près des ruines du château de Gachepouy construit à la fin des guerres de religion vers 1585.
Nous voici arrivés à Castet-Arrouy, joli village avec sa place accueillante où nous devions avoir rendez-vous pour le repas de midi. Mais il n’est que 11h15, aussi nous chargeons Jeannot et Jacqueline de nous trouver une halte plus loin. Nous faisons tout de même une petite pause sous les ombrages en compagnie d’autres pèlerins et remplissons nos bouteilles. Plus loin nous rencontrons Jeannot et Jacqueline stressés par la circulation gersoise et désolés de ne rien trouver sur notre route. Tout compte fait à 500m du GR65, ils nous dénichent un endroit charmant, près d’une ferme abandonnée, sous un auvent qui ne résistera peut être pas à la prochaine tempête…
Aujourd’hui c’est la fête des mères. Après un verre de jus de pamplemousse ou kir, repas bien copieux. Françoise mange dangereusement avec une pierre en équilibre au dessus de sa tête. Petite pose, sieste pour certains, le départ se fait en trois fois. Il fait chaud, nous apprécions de suivre la rivière, de marcher en sous-bois. Nous arrivons à Lectoure par une difficile grimpette. Nous apprenons que le gîte qui se trouve à 2km est fermé. Nous décidons de visiter la cathédrale gothique saint Servais et saint Protais dont la flèche de 90m érigée en 1500 fut démolie en 1782; nous remarquons les portes peintes en bleu de Lectoure, la fontaine de Diane et faisons un tour dans le parc de la Cerisaie qui nous offre ses cerises. Plus que quelques centaines de mètres et nous voici arrivés au gîte de Saint Jacques.
Marie-Rose



Le 7 juin 2004 : Lectoure - Condom

A l’unanimité nous n’irons pas à La Romieu et nous prendrons le sentier et surtout le moins possible de macadam.
Après une soirée écourtée au relai de Saint Jacques de Lectoure, à cause des moustiques, départ à l’heure. C’est formidable la discipline se fait toute seule. Pas un (ou une) ne s’est oublié(e). L’entraînement des années précédentes porte ses fruits.
Quelques anecdotes de la journée:
Un pèlerin avec son sulky avait pris la route à sens inverse. Bien qu’il soit belge, ce n’est pas une histoire belge.
Aucune pèlerine à l’horizon aujourd’hui (du moins pour moi), où sont-elles passées ?
A la chapelle Sainte germaine, un nouveau pèlerin faisait la pose.
Surprise sur la route, un gros «nounours» nous rappelant qu’il faut boire, faisait partie de plusieurs originalités de décoration d’une habitation en bordure de route.
Arrivée au relais équestre vers 15h. Nous sommes performants. La rangée de douches et de toilettes a l’odeur des lieux. C’est rustique et il y a de l’espace. Marie-Rose retrouve les geste d’antan, faire sécher le linge sur l’herbe, il blanchira. C’est très calme mais l’on peut supposer que ce n’est pas le chant du coq qui nous réveillera, mais le hennissement des chevaux,
Deux explorateurs (Jeannot et Jean-Marie) partent en fin d’après-midi reconnaître le trajet du mardi. Il s’agit de réduire le chemin de 5km pour une étape annoncée de 31,5km.
Confiants en leur engin, mais méconnaissant le terrain, ils tardent à revenir, et pour cause, les voilà embourbés. Ce n’est pas la faute du terrain fougueux; il manque un treuil au 4×4. Attention Marie-Rose, tu sais les arguments sur la nécessité d’améliorer le matériel ou d’en changer. Surtout que le terrain que le terrain direct est Jeannot et sur ce sujet inutile que tu compte sur lui car il est demandeur du même engin pour la chasse en Lozère. Il a fallut chercher un agriculteur du coin pour les sortir de la mare et autour du pastis «Jeannot» nous avons tous constaté la boue sur les roues et la terre amassée sur le pont.
Mais merci de vos actes de courage. Moins 5km c’est appréciable!!!
Anne-Marie



Le 8 juin 2004 - Condom - Eauze

Ce matin Anne-Marie est arrivée dans la chambre en nous passant le cahier pour la 2ème tournée. C’est comme les confitures quand il n’y en a plus il y en a encore.
Au départ du centre équestre, ce matin, nous sommes partis d’un bon pas, le coeur léger, à 7h30. Je ne pense pas que ce soit une question de discipline mais simplement l’heure de Jacques.
Il fait bien chaud quand à midi nous traversons les champs de blé ( en faisant attention de ne pas passer ailleurs que dans les roues des tracteurs). Ouf! Après des «ohé !» pour nous reconnaître, nous voilà au point de chute. A 15h, les plus courageux, 5/10 sont repartis chargés de bouteilles d’eau. En cours de route Jeannot et René dans le 4×4 de Jean-Marie nous font passer par Sénac avec Jacqueline et Colette, pour voir la cité gallo-romaine. Arrivé à l’hôtel d’Armagnac nous attendons (les 3 dames) René et Jean, qui cherchent un autre hôtel car René lisait la feuille de route de novembre 2003. Une bonne douche prise à 18h va lui rafraîchir les idées.
Françoise
Ce mardi 8 juin, coté intendance. L’échauffement de ma jambe gauche a fait dire au corps médical que je devais me reposer ce jour! Cela m’a permis de suivre Jacqueline dans ses travaux d’intendance. Cette année la logistique est appuyée par Jeannot qui traîne son genoux droit dans une genouillère décorative. Lui, conduit le 4×4 avec les bagages et précède Jacqueline qui respire le parfum du mazout…
Jacqueline, cette année, n’a pas à retourner chaque soir chercher le 4×4… Elle est soulagée et Jeannot est content. Coup de frein brutal! Jeannot vient de dépasser le petit chemin qui devait conduire à une tour du 13ème… Jacqueline peste contre cette conduite un peu imprévisible…
Ah ! La Jacqueline, il faut la voir faire ses courses ! Profitant des promotions, visant le moins cher mais quand même le meilleur. Qu’est-ce qu’ils vont dire si je dépasse. Tu crois que ça ira ? C’est pas trop cher ? Les tranches sont pas trop fines ? Ah! Il y a des pommes en promotion! Ah! Non! 5Kgs c’est trop Je n’ai plus de place dans ma C3.
Il faut la voir la Jacqueline, installant la table et les pliants, le midi, préparant l’eau fraîche, commençant à servir dès que les premières têtes de pèlerins arrivent; ensuite faisant le tour de chacun, lui offrant une tomate, une tranche de pain, un bout de charcuterie, veillant à ce que les routards fatigués ne manquent de rien, et enfin, elle s’assoit près de son Jacques, Merci Jacqueline !
Cahier au suivant : PS : A la ferme Basquin un panneau à l’entrée prévient que les pèlerins se trouvent sur une propriété privée et ne doivent surtout pas s’arrêter. En passant devant les dames Jean-Marie les informe que nous avons sali le gazon en le regardant.
Grâce à Jacques nous avons dégusté un Armagnac de 20ans d’âge (S’il avait 3ans c’est à dire «***», 6ans d’âge VSOP, 12 ans «Hors d’âge», 20ans «Réserve», au delà «millésimé»



Le 9 juin 2004 - Eauze - Nogaro

Après une nuit tumultueuse et un petit déjeuner orageux, nous prenons la route vers 7h30. Le pas est ardent, allons nous tenir à ce rythme… Heureusement la chaleur n’est pas encore là ! Grimpettes, plats, routes goudronnées; je trouve la nature moins belle.
De belles fermes, très peu de monde, tout est fait ce matin pour la méditation. Après la ferme du Peyret nous prenons la direction de Manciet. Halte devant l’école des garçons et des filles, belles fresques, les petites mares sont les bienvenues ainsi que l’eau. Un tilleul nous parfume et calme les esprits. Nous avons presque terminé notre parcours et il n’est que 10h1/4. En passant, une petite anecdote de Sire guillaume qui prétendait imposer quelques économies à son compagnon de route «Je vous mène bien à mes dépends, ne vous mêlez de faire bonne chère car, Dieu en soit loué, j’ai assez d’argent pour nous retourner en notre païs», car il aimait la bonne chère comme nos bons amis où rien ne les arrête pour un bon pique-nique ! Où Jeannot et Jacqueline se donnent un mal fou pour nous faire découvrir une jolie petite chapelle. Et plouf ! Ma poule ! Il faut déménager car ces maudits pèlerins ne veulent pas faire des mètres en plus !… Bancs de pierre fort apprécié. Sieste et top! L’on repart sous une chaleur torride. 5km et l’on arrive à Nogaro, village sans expression, bon hôtel et repas succulent. J’oubliais, à l’intérieur de l’église de belles fresques romaines découvertes en 1997… Suite au prochain numéro.
Colette



Le 10 juin 2004 - Nogaro - Aire sur l’Adour

Dernière étape de nos chemins pour 2004
Jean-Marie nous trouve une petite route qui traverse le GR pour nous épargner quelques kilomètres. Nous approuvons tous…
En cours de trajet, nous rencontrons une pèlerine qui tire un chariot à une roue, celui-ci attelé sur ses épaules. Drôle de chemin. Dans un village, un gentil petit vieux qui devant sa maison a fabriqué des bancs pour les pèlerins fatigués. Il offre eau et cerises à ceux-ci. Il nous indique un raccourci pour gagner un petit kilomètre.
Repas: Jeannot nous promet du cou farci… Mais la boîte indique gésiers confits. Où est l’erreur.
Après un repas copieux et une sieste réparatrice, nous repartons sous la chaleur. Plus que 9km, les derniers de cette année…
Arrivé à Aire sur l’Adour une plaque indique «Saint Jacques de Compostelle 936km», nous sommes sous la barre des mille.
Bon hôtel, où nous attend un repas gastronomique avec un chef super élégant qui fait sa cuisine…
Potage de légumes avec perles du Japon,
Assiette du pays (jambon, foie gras, gésiers, salade)
Palombe au vin de pays flambée à l’armagnac,
Mousse au chocolat, crème caramel ou sorbet.
Dernière photo sur le parvis de l’église, nous cherchons un clampin pour la photo de groupe (une jeune refuse, elle n’a pas le temps), un couple de promeneurs nous rend ce service.
Dernier adieu ! Rendez-vous pour le départ. Ultréia, à l’année prochaine.
Ghislaine



Le 11 Juin 2004 - Aire sur l’Adour - Beauvais

Collectif. La bande (le club) des cinq,
Sous la houlette de Sieur René qui acheta à la pompe Total un tristan et un cahou en compagnie d’une aïti (papi en basque) avec sa charcuterie de 2 ans. Le repas fut pris dans le TGV, à partir de 11h. Il faut dire que nous avions déjeuné vers 5h30, après une nuit orageuse. Le trajet en car SNCF fut sans surprise car nous avons dû arrêter le 4×4 (pas de frein à main) au risque d’ébranler l’immeuble de l’hôtel et de réveiller le reste de la troupe de Saint Jacques.
« Cool ma poule !» Disait René à Jacqueline.
« Floc mon coq !» Disait Jacques à René,
NB : Le Floc est l’apéritif du Gers,
Anne-Marie

2003 - ST CHÉLY D’AUBRAC - CAHORS

Samedi 31 mai 2003

Grand plaisir de se retrouver sur la place de St Chély, ce matin.
Il manque encore Olivier et Stéphanie qui arriveront demain, Annie, Michel, Dominique et Marcel, indisponible cette année. Où est passé Colette ? That’s the question? Après photo sur le pont du départ, une bonne petite grimpette pour nous mettre en jambes, c’est ce magnifique paysage de l’Aubrac, et des fleurs, des fleurs à profusion, sous ce beau ciel bleu : narcisses, ancolies, gentianes, pervenches, myosotis, veilles sauvages, genêts… Puis une belle châtaigneraie. Jamais je n’ai vu de troncs aussi énormes, sapins, noyers, etc… Et après une encore bonne montée sous le soleil, nous arrivons à la Rosière où un bon déjeuner offre un agréable partage.
Sieste en commun avec une bonne (vache) pour certains, repos aussi pour les autres. Puis courte demi-étape vers St Côme où nous arrivons vers 17h.
Visite de cette fort belle bourgade avec son clocher torsadé. Messe à la maison de retraite où Anne-Marie a fait la lecture. Bon dîner aligoté. Revisite et extinction des feux à 22h. Chouette journée. Excellente remise en “Camino”.
Jacques.
Gîte un peu bruyant pour ceux qui dormaient au 2è : un seul WC à coté du dortoir ! Donc nuit un peu courte pour certains. La fenêtre ouverte, le rideau tiré, Françoise comptait les étoiles.René

Lundi 2 juin 2003 – Estaing – Espeyrac (24,5km)

Réveil à 6h, le matin pour les lève tot. Ce matin, le petit déjeuner se passe en gîte, préparé par les pèlerins. Jacqueline et Jacques se hâtent d’aller nous chercher des croissants (du pain frais). Olivier laisse sa voiture à René, Jacqueline et Françoise iiront faire les courses pour le midi et c’est reparti, les pèlerins quittent les lieux à 7h35 !
René

PS : Merci à chaque auteur de bien vouloir signer.
Françoise.

Une autre histoire de fromage !!!
Sur le plateau, juste avant de descendre à Espeyrac, de drôles de bêtes à cornes. Des buffles; deux troupeaux, celui-ci pour le lait, lait beaucoup plus riche, en moins grande quantité, pour fabriquer la mozarella. 47 bâtes originaires pour certaines d’Italie ou d’Asie. Bêtes très paisibles, qui consomment moins d’herbe et sont très rustiques, (moins fragiles que les boeufs). Hier dimanche, journée caniculaire, 16 bêtes se baignaient dans la mare. Un gros orage a détruit le semis de haricots verts de la personne agée qui nous a renseignée au village “Les Angles” pour retrouver notre route.
Le deuxième troupeau se trouve à Conques, il fournit de la viande… Peut être en mangerons nous à l’abbaye!Un pèlerin

Mardi 3 juin – Espérac – Conques
Petits déjeuner toujours copieux entre miches et pain frais, nous sommes prêts à 7h40 pour sortir d’Espérac, via Sénergues, où nous faisons une petite halte au domaine du “Sénos”. Gîte d’étape très confortable de construction récente…

Un peu après Sénergues nous rencontrons un groupe de jeunes des classes de 5ème du collège Amans-Joseph Fabre de Rodez. Ils étudiaient les pèlerinagesen faisant un petit bout.
Dans la descente de Conques, bien plus agiles que nous, nous les laissons passer devant nous. Pour eux pas de problème de genoux ou de chevilles douloureuses…
Arrivée aux environ de midi à Conques. jacqueline et Florence nous attendent, coin d’ombre choisi pour pèlerins fatigués et affamés…
Découverte de la Basilique romane, dédiée à Sainte Foy, jeune agenaise de 13 ans martyrisée par les romains, et de son abbaye, accueil, où nous serons logés pour la nuit…Visite guidée de la basilique (explication du tympan sculté sur le thème du jugement dernier, et des vitraux très contreversés de Pierre Solage (chacun restant juge). Abbatiale animée par une communauté de “Prémontés” venant des abbayes de Saint Michel de Frigolet (Bouches du Rhône) et Saint Martin de Mondaye (Calvados). Ils assurent la prière liturgique, l’accueil des pèlerins et participent au ministère paroissial.
St Norbert y institue l’ordre des “Prémontés” entre la rigueur des Bénédictins et St Augustin. Seulement 70 Prémontés en France, 5 à Conques. Vêpres à 18h30. Repas du soir pris au restaurant de l’abbaye servi par des hospitaliers (personnes bénévolespour le service). Complies puis bénédiction des pèlerins avec partage de pain et Evangile de St Luc. Concert d’orgues et spectacle son et lumière des vitraux de Pierre Soulages…
Ghislaine


Mercredi 4 juin – Conques – Livinhac le Haut
R.A.S. – 19h50, nous partons dîner dans le bas du village, au bord du Lot. Quelle chaleur, et comme dirait Arlety : “Atmosphère, atmosphère… L’ambiance est chaude. Anne-Marie se fait masser (en petite culotte). Jacqueline a installé son petit nid et les cerises au bord de la route !!! J’espère qu’il y aura assez de papier WC.
A plus tard nous quittons le groupe demain midi.
Françoise.


Jeudi 5 juin / Livinhac le Haut - La Cassagnole - Gréalou
Poëme de Michèle Lefrançois au gîte “La Cassagnole” (relai de St Jacques)
Qu’as tu fait aujourd’hui pour que le monde soir plus beau ?

Je joue des mots pour écrire des images,
Donner naissance à la mémoire,
Poser des signes au coeur du temps.

Les mots sont des passeurs,
Qui vont de coeur à coeur.

Déchirons les enveloppes,
Ouvrons les personnages,
Crevons le temps,
Délivrons la vie.
Le vent n’emporte pas tous les mots,
Il en est qui s’accrochent désespérément au coeur des souvenirs.
Michèle Lefrançois


La Cassagnole nuit du 5 au 6 juin 2003.
Ouf! Nous voilà arrivés à la Cassagnole. L’accueil y est sympathique et le cadre agréable.
Après les jolis paysages verdoyants du Lot, nous allons pouvoir nous évader dans des lieux exotiques :
Venise, Amarcande, Istambul, Prague (ce sont les chambres). Après cette nuit, bien délassante et un très bon petit déjeuner, nous attaquons mais bien “cool”, si bien que nous n’empruntons pas le bon chemin, et faisons 3km supplémentaires d’un bon pas, sous une petite pluie fine, qui nous a donné l’occasion d’aérer nos pèlerines.
Pour le déjeuner Jacqueline et Florence nous ont trouvé un petit coin charmant à Puy-Clarel, chez des habitants très hospitaliers qui nous ont prêté tables et chaises. Super ! Déjeuner avec du paté de canard. Excellent ! Aujourd’hui pas de sieste, nous sommes à 2km de Gréalou et de l’hôtel “Aux quatre vents” avec piscine !
Après la dépose des bagages, nous nous retrouvons sous les branches d’un cerisier chargé de fruits bien mûrs que nous ont offerts les hôteliers. D’autres ont bien aprécié la piscine. Pendant ce temps notre hôtesse nous installe le couvert sous le cerisier au milieu de la verdure. L’idéal !!!
Marie-Rose


Samedi 7 juin /-Gréalou - Limogne en Quercy
Après un petit déjeuner dans la bonne humeur, dans cet hôtel vieillissant, avec nos hôtes aux cheveux blancs dont les sourires joviaux tâchent de dissimulent la fatigue des ans; nous voilà partis. Il est 7h30. Le soleil brille. Le ciel est bleu, d’un bleu limpide et pâle. Une légère brise nous accompagne. Nous longeons un grand mur de pierres. Tels des géants, attachées à nos pieds, nos ombres nous précèdent. Le soleil commence à nous chauffer la nuque. De part et d’autre du chemin, des nuages accrochés aux cillines avoisinantes, comme des volutes de coton, nous rappelle que ous avoisinons les 375m d’altitude !
Quelques vignes invitent notre “Jula” a une escapade entre les rangées bien droite et soigneusement désherbées. Elle devra demander notre aide pour ressortir.
Après un petit détour vers le nord, nous plongeons vers Cajarc. Nous faisons une halte au “Casino” pour se refaire… des forces bien sûr.
Nous quittons Cajarc en franchissant le lot par une passerelle longeant le tablier du pont métallique suspendu, à voie unique. Nous longeons un ruisseau, petit affluent du Lot, puis remontons quelques kilomètres pour atteindre un havre de paix aux sources du village de St Jean de l’Aur.

Une jeune femme, conseillère municipale, vient puiser de l’eau à la fontaine. Jeannot qui reconnait les lieux avec la voiture de Jacqueline, aide celle-ci embarassée par son bidon, l’entonnoir et la pompe, à remplir sa réserve d’eau fraîche, que nous allons par la suite aprécier. Cette nymphe à la fontaine suscite notre intérêt à marquer la pellicule. Elle nous explique que la municipalité envisage d’améliorer le site par des tables, bancs…

Après un repas reconstituant, une petite sieste de 20mn sous le cerisier? Jula est couchée au milieu du rang des pèlerins allongés. Un ronflement se fait entendre, qui va réveiller les pèlerins, c’est Jula !
Avant de repartir, nous admirons les carpes, que Florence essayait de domestiquer.
Nous reprenons la route et après deux bonnes heures par des chemins rocailleux, mais ombragés, nous arrivons par une chemin “botanique” au gîte communal de Limogne en Quercy. Ouf ! Un peu d’eau fraîche.
Gilles


Dimanche 8 juin 2003 / Limogne en Quercy - Ferme équestre du Pech
Jour de Pentecôte, jour de fête, relecture à l’envers.
Arrivé à la ferme équestre du Pech par une bonne grimpette, digne de celles des premiers jours, sur un trottoir très coloré (rouge brique, “c’est très rouge, non, j’ai vu encore plus rouge”, propos échangés par Jean et Jean Marie). A distance de cette conversation, jacques va au pied de la falaise, voir de près cette terre rouge brique.
Le trajet après le repas semble vite parcouru, grâce aux bienfaits de la sieste.
Jour de Pentecôte, repas de fête : Café – fraises croquées nature, patisserie “le pastis” (spécialité de Limagnole) avec des pommes du caramel liquide et de la pâte feuilletée, roti de porc et cornichons, pilon de canard, oeufs mayonnaise, tomates au sel.
La matinée se termine après 5 heures de marche. Défaillant Gilles et Anne Marie pour les 2 derniers kilomètres.
Au départ de Limagnole, le groupe demeure fort silencieux, il y en a même qui continuent à dormir sur le chemin ! Ce sont les mêmes qui étaient en retard au petit déjeuner… Vous savez, le père et le fils ( et le St Esprit) qui ont des points communs : Pour eux rappel des consignes :
1-Être prêt à l’heure
2-Participer aux tâches ménagères
3-Boire modérément (censuré par Jeannot, président)
4-Ne pas se faire servir
5-Sourire à tout moment
6-Attendre les derniers
7-Conversation politique et sociale n’entammeras pas
8-N’user de massage qu’en cas de nécessité
9-Penser aux automobilistes, ne pas se déporter
10-Bedaine tu perdras, éviteras le gras (censuré par Jeannot, président)(censuré par Jeannot, président : 3-ça va pas, 10-ça va toujours pas !!! demande l’utilisation du droit de véto pour les points 3 et 10)
Anne-Marie


Lundi 9 juin - Lundi de pentecôte / Ferme équestre du Pech - Cahors
A la sortie du Pech, nous avons suivis une route départementale que nous avons croisé deux fois, puis nous avons traversé le plateau. Le paysage était magnifique, agrémenté de plantes variées. Ensuite nous avons descendu longuement vers Cahors.
L’heure respectée, les dernières photos du groupe au bord du Lot. Puis la gare SNCF pour Ghislaine, Anne Marie et Jean. Surprise : Grève des trains, et voyage mémorable pour ses difficultés. Le reste du groupe s’est restauré à l’hôtel des chartreuses, d’une qualité exceptionnelle prise sur la terrasse en bordure du Lot.
Un pèlerin