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2007 - BURGOS - EL ACEBO

11 Mai 2007 - Pour rejoindre Burgos

Nouveauté: pour retrouver Burgos: Beauvais , aéroport de Tillé – Madrid en 2 heures de vol, puis en voiture (location) 265km pour Burgos.
Aéroport de Tillé: nous retrouvons Jacques , Jean, Anne-Marie , moi-même avec joie et bonheur pour les quelques jours où nous serons réunis.
Nous passons l a zone de transit: fouille où nous nous sommes fait subtiliser: le gel douche, crème jour à Anne-Marie / Jean: plus de mousse à raser (chouette pas de corvée de rasage) dentifrice / Ghislaine: shampoing et produit moustiques, nous n’en revenons pas / Jacques le raisonnable: rien.
Embarquement et vol jusqu’à Madrid, petite sieste pour récupérer un peu d’une nuit un peu courte…
Arrivés à Madrid, nous récupérons notre véhicule de location une «Opel Astra» . Jean , notre chauffeur, vérifie les bosses et rayures de cette voiture. En route pour Burgos, nous sommes des as, nous ne nous perdons pas…. Sur le chemin 1er pique-nique. Burgos: revisite de la magnifique cathédrale , et message téléphonique. Nous retrouvons Marie-Rose et Jean-Marie. Eh oui, déjà plus d’un an que nous ne nous sommes pas rencontrés: joie!
Comme d’habitude pour Jean-Marie: reconnaissance du trajet du lendemain avec Jeannot.
Repas très copieux, cuisine familiale. Le ventre plein, nous allons nous coucher…

Ghislaine

12 Mai 2007 - BURGOS - CASTROJERITZ - 30km

Première journée de marche: surprise on n’ a pas eu chaud parce qu’il y a toujours un peu de vent.
De nombreux pèlerins sur la route dès notre départ à 8km après Burgos. Peu de curiosités touristiques sur le chemin, mais des espaces cultivés et un chemin presque rectiligne.. Nous n’avons traversé que 2 villages qui se rénovent . La partie du chemin fait sur la route goudronnée (10km) a été facilitée car il n’y avait pas de circulation.
L’arrivée a Castrojeritz était interminable. Le village autour d’un piton rocheux se déroule sur plus d’un kilomètre et trouver l’hôtel a été pénible. Le soir, la messe dite dans l’une des 4 églises a été expédiée en 20 minutes. Quand nous avons demandé au curé de signer les créanciales , il nous a renvoyé sur le «pas tout à fait curé» (synonyme de «suisse») pour le faire!!!
La journée a été moins difficile que ce que nous appréhendions.
Anne-Marie

13 Mai 2007 - CASTOJERITZ – FROMISTA - 26,1km

6 h debout! Rendez-vous dans la chambre de Ghislaine et Anne-Marie pour prendre le petit déjeuner autour d’une petite table et confortablement assis sur les lits. Jeannot arrive en nous demandant à qui appartiennent les chaussures trouvées dans son sac; à personne du groupe! fou rire général! Mystère?
Maintenant, il s’agit de sortir la voiture de Jeannot coincée par un automobiliste et garée beaucoup trop près . Jean-Marie emploie les grands moyens: crochet, corde élastique … ça y est le problème est résolu. A leur retour , nous partons à l’assaut, comme beaucoup d’autres pèlerins , du plateau de Mostelaros (900m) par une rude montée. Ouf! nous y voici en 40 minutes, mais là nous attend un vent d’ouest de face. Jeannot et Jean-Marie retrouvent le pèlerin qu’ils avaient secouru l’avant-veille , avançant tout de même avec difficulté.
Le ciel se couvre , le vent souffle toujours aussi fort. Tout à coup, c’est l’averse, le chemin file à perte de vue devant nous, pas d’habitations en vue, tout est plat, pas d’arbres, ce
ne sont que champs de céréales…Petite halte près de l’église d’Itero de la Vega où Jeannot reprend le 4×4 jusqu’à Boadilla del Camiño où il nous trouve une auberge pour nous restaurer et nous reposer de cette matinée à lutter contre le vent. La soupe dont rêvaient certains en marchant fut la bienvenue; nous clôturâmes le repas par une bonne tasse de maté pour avoir l’énergie de terminer. Après avoir longé le canal de Castilla et pris une photo aux écluses, nous arrivâmes dans un charmant hôtel de Fromista , situé en face de la très belle église romane. Le soleil était enfin revenu!
Marie-Rose

14 Mai 2007 - FROMISTA - CARRION DE LOS CONDES - 20,8km

Après une nuit reposante dans le très bon hôtel de Fromista, attaquons el camino vers 8 h 45. Nous longeons la route nationale sur 3 kilomètres environ.

Puis notre groupe de caminante
Emprunte une sympathique variante,
Fini le bruit des voitures
Nous sommes dans la nature.
On y voit peu de pèlerins
Sur cet agréable chemin.
Arrêt dans tout petit hameau
Où Brésilienne nous prend en photo.
Puis c’est devenu bucolique
Nous longeons un charmant rio
Charmés par le chant des oiseaux
Que tout cela est magnifique!
C’est presque l’heure du repas,
Chic , on arrive près d’Ermita,
Fière construction qui s’élève là
On va goûter nos petits plats…
A Villalcázar de Sirga
C’est la très belle Iglesia
Où Santa Maria la Blanca
Vous guerit de vos aléas.
Et prenons le dernier tronçon
Qui nous conduit à Carrion.
Bien contents nous y installons
Et puis la ville nous visitons.
Ce fut une bonne journée
Le temps, quand même, nous a gâtés.
On est heureux d’avoir passé
Encore ensemble une bonne journée.
Jacques

15 Mai 2007 - CARRION DE LOS CONDES - CALZADILLA DE LA CUERZA - 16,8km

Aujourd’hui grasse matinée! Rendez-vous à 8h sur la place pour charger les bagages .Départ pour le petit-déjeuner pris à l’extérieur de l’hôtel. Mais où est donc passé Jean-Marie? Quiproquo , il est parti déposer le 4×4 plus loin et Jeannot n’a pas suivi. Après le petit-déjeuner et quelques discussions sur le prix avec la serveuse, nous voici en route.
Nous suivons encore un chemin rectiligne et caillouteux, mais aujourd’hui il est agrémenté de fleurs sauvages aux couleurs magnifiques, de touffes de «lavande papillon» , la température est agréable.
Petite halte près d’une ferme pour prendre un petit en-cas avant d’attaquer la dernière partie du parcours . Au passage nous apercevons au loin un groupe de cigognes picorant dans un champ.
Nous arrivons à l’hostal Camino Réal où nous attend un bon repas avec une soupe bien appréciée.
Après-midi détente , cartes postales, lessive, découverte de la prochaine étape par Jean-Marie et Jeannot.
Un cycliste belge en mal de compagnie lie conversation. Il est parti de chez lui, via Vezelay. Il témoigne d’un meilleur accueil en France qu’en Espagne!!! (Est-ce un problème de langue?) Trouve qu’il y a trop de monde en Espagne et se sent bien seul! . Il est mandaté par sa paroisse (1 millier de personnes) à qui il donne des nouvelles par l’intermédiaire de son épouse.
Ghislaine nous offre gentiment l’apéritif en l’honneur de la naissance de son petit-fils Loïc . Nous passons ensuite à table pour un copieux et bon repas. Rendez-vous à demain à 7 h 45.
Marie-Rose

16 Mai 2007 - CALZADILLA DE LA CUERZA - SAHAGUN - 24km

Un départ à 8 h 30 sous un ciel bleu qui se couvre dans la matinée; Jeannot nous rejoint à 10km après avoir transporté des pèlerins allemands (une maman et son fils, la maman étant très fatiguée). Ghislaine aborde la route avec détermination, victime de la «tourista» , elle décroche après 11 H et va se reposer à l’hôtel. La route ne présente aucune difficulté , aucune curiosité. Une surprise nous attend sur le chemin: 2 personnes (1 homme et 1 femme) ont préparé une pause gourmande avec thé, café, fruits, eau chaude, jus de fruits et même quelques légumes. Un grand cahier permettait d’écrire le ressenti et une cassette de payer son tribu.
Un seul village avec 2 auberges (Moratinos) pour se restaurer. Le repas pris sur la terrasse de l’une d’elles; le prix avait été majoré de 1 E mais Jeannot le fit remarquer et la note a été révisée . Cette auberge présentait de nombreux outils de ferme et notamment cet assemblage ,tiré par un cheval, de 4 ou 5 grosses planches ferrées avec des morceaux de silex acérés pour libérer les grains des épis, (l’équivalent du fléau!!!). Rassurez-vous, ces explications nous ont été données par un Picard originaire de Corbie qui se restaurait avec sa femme , à la même auberge.
Après le repas, 1 heure 30 de marche, mais cette fois-ci sous le soleil pour arriver à Sahagun, gros bourg avec une ancienne église transformée en gîte de pèlerins.
Nous allons à la messe dans une résidence de personnes âgées: cet office ressemble bien à une de nos messes françaises.
C’est l’heure du souper, je tombe le stylo pour la bonne cause.
Anne-Marie

17 Mai 2007 - SAHAGUN - MANSILLA DE LAS MULAS - 37,4km

Aujourd’hui quelques kilomètres de plus que les autres jours.
En sortant de Sahagún «l’arc de San Benito» quelques photos sont prises… Deux itinéraires différents pour rejoindre Mansilla; Jean-Marie qui a bien étudié le trajet nous fait passer par El Burgo Ranero, trajet assez monotone.
A El Burgo, Jean nous trouve un très agréable coin pique-nique au pied d’un beau château d’eau en ciment et briquettes , une belle construction. Repas détente puis nous reprenons notre route monotone en raison de la chaleur et de la distance. Jean-Marie et Jean nous retrouveront sur le chemin.
Au loin se dessine la cordillère cantabrique. Quelques sommets sont encore enneigés . En sortant de El Burgos, nous trouvons un vieil homme tout heureux de nous ouvrir la porte de son église restaurée (charpente et plancher neufs) . Après quelques embrassades et effusions nous reprenons la route sous la chaleur et quelques platanes malingres qui nous donnent peu d’ombre. Nous avons sur notre droite un ouvrier agricole qui retourne la terre de son champ. Au loin un système d’arrosage à 8 bras, engin impressionnant et derrière un petit train de marchandises…
Jean-Marie et Jeannot nous récupèrent sur le chemin, nous sommes bien contents de prendre la voiture. Jacques aurait préféré continuer la route, aussi à 4km de Mansilla , Jean-Marie reprend le chemin avec lui.
Entrée dans Mansilla, des caves troglodytes nous surprendront. Arrivés à l’hôtel , repas puis tour de ville avec ses remparts et tours. Quelques belles églises, dont une transformée en centre information. Repas, la journée se termine. Bon repos , à demain.
A ce restaurant nous retrouvons deux personnes de l’année dernière; Jean-Marie avait aidé la dame qui ne pouvait plus porter son sac… le monde est vraiment petit.
Ghislaine

18 mai 2007 - MANSILLA de las MULAS - LEON - 18,7km

Nous quittons Mansilla à 8 h par le pont sur l’Esla. Au début: agréable camino mais qui, très rapidement le devient moins: bordure de route très fréquentée, pas d’arbres; puis nous empruntons la route elle-même notamment pour la traversée d’agglomérations sans caractère. Enfin nous reprenons le camino (vive le calme) au soleil exposé avec un très agréable arrêt dans un petit espace couvert comprenant deux fontaines, l’une d’eau potable, l’autre pas, et de quoi s’asseoir. Nous partageons quelques remontants et prises de photos. Nous reprenons notre chemin sous le soleil. Petite chapelle avec son nid de cigognes, ULM à la recherche d’un courant ascendant et nous voici près du 4×4.
Embarquons en voiture pour gagner Léon, mais où est la carte? Le sens de l’orientation de Jean-Marie nous permet d’arriver, un peu difficilement pour la voiture suiveuse, à la très belle Plaza de San Isidora sur laquelle nous déjeunons, mi au soleil, mi à l’ombre.
Après une petite sieste, place à la culture. Mais là, nous nous scindons: les dames, accompagnées de leur très humble serviteur, visitent la belle cathédrale,gothique, avec les commentaires du Guide Vert lus par Marie-Rose.
En sortant, achat de cartes postales et puis, nouvelle scission du groupe. A partir d’ici le commentaire va donc concerner uniquement ma promenade dans la ville avec Jeannot. D’abord: le tour de la cathédrale; nous avons été frappés d’une certaine identité entre la façade de cette cathédrale et son côté sud. Nous ne retrouvions pas exactement , face à la cathédrale, la même configuration que celle figurant sur le Guide du Pèlerin; je vous passe nos commentaires …(c’est une vieille photo! «ils» ont reconstruit depuis…») avant de constater qu’il s’agissait du côté sud!
Puis nous avons été voir successivement la «casa Bolines» (sans y entrer) et le très beau cloître du Palacio de los Guzmanes où avait lieu une exposition de minéraux et fossiles.
Encore quelques pas dans la ville et Jeannot a rejoint Jean-Marie pour l’étape de demain et je suis rentré rédiger calmement ce petit devoir.
Jacques

19 Mai 2007 - LEÓN - VILLADONGOS DEL PARAMO

Voilà une semaine de terminée!
Au petit-déjeuner nous disons Au revoir à deux couples qui s’arrêtent aujourd’hui .Peut-être à l’an prochain!
Ce matin nous quittons LEÓN et sa banlieue en voiture et démarrons à l’église moderne «La Virgen del Camino» par la variante «la Calzada de los Pelegrinos» qui nous évite de marcher en bordure de la N 120. Nous montons sur un plateau couvert de landes fleuries , ensuite des champs et quelques cultures irriguées. Le chemin est souvent rectiligne avec qqs légères montées et descentes. Arrivés à Chozas de Abajo nous faisons une petite halte près d’une fontaine sur la place pour prendre un peu d’énergie . En route pour Villas de Mazariffe où Jeannot doit nous trouver un endroit pour pique-niquer. C’est un village tristounet avec une église en bien mauvais état.
Il commence à faire chaud , nous apprécions ce coin de fraîcheur avec sa murette qui nous sert de siège et table.
Pas de grosse sieste, nous reprenons le chemin; route rectiligne sous un chaud soleil, une légère brise de temps en temps nous rafraîchit. Plus de pèlerins , seule une cigogne et ses cigogneaux installés sur un vieux transformateur nous regardent passer.
Enfin nous apercevons Jeannot qui vient récupérer Jean-Marie. Quant à nous, nous nous asseyons sous l’abri bus de la Milla del Paranas et je crois bien que nous avons fait tous notre petit somme. Arrivés à Villadongos del Paramo après avoir traversé San Martin del Camino, un peu de repos bien mérité. L’orage menace. Nous avons la messe à 20 heures.
J’espère que la nuit sera bonne car celle de Léon fut chaude et très bruyante
NB: la messe, précédée d’un chapelet , nous permit de voir St Jacques Matamore magnifique; un des 2 prêtres nous apprend que picard en espagnol désigne l’idiot du village (el picaro). A la sortie de la messe (21 h) nous essuyons un fort orage de montagne. C’est Jacques, le plus leste et le plus rapide qui a couru pour être moins trempé!!
Marie-Rose

20 Mai 2007 - VILLADONGOS DEL PARAMO - SAN JUSTO DE LA VEGA

La route, suivie ce dimanche , est très belle, à travers la lande, en bordure de bosquets; en longeant des terres irriguées (beaucoup d’eau, augmentée par l’orage de samedi soir et de la nuit), en franchissant le célèbre pont (20 arches, 200 m de long) d’Orbiga. 5 heures de cheminement avec un seul arrêt nature à la sortie d’un village où nous cherchions le 4×4. Erreur, ce n’était pas le bon village. Tout au long du chemin nous aurions pu faire le marché de légumes , il y avait tout ce qu’il faut pour une bonne soupe qui nous attendait à San Justo de la Vega, mais elle n’était pas faite avec le marché virtuel, non , c’était une épaisse soupe de lentilles, saucisses, lardons et œufs durs.
La cinquième heure de marche commence par un orage de grêle puis de larges gouttes et enfin de la pluie. L’horizon est bouché, ce qui nous prive de panorama au calvaire de Santo Toribio qui commémore l’endroit où le saint dépoussiéra ses sandales après avoir été chassé d’Astorga.
Après le déjeuner et une petite sieste, nous partons en voiture pour visiter Astorga, étape indiscutable du chemin, au croisement du chemin français et du chemin de Seville. Hélas, le musée de los Caminos est fermé, dimanche oblige. Nous découvrons une cathédrale gothique dont le tympan est très richement décoré et le palais épiscopal neogothique construit par Gaudi.
Une étape gourmande pour déguster le célèbre biscuit au beurre Mantecadas qui est vendu,dans toutes les boutiques . Nous l’arrosons d’une sangria originale en essayant de définir «la clémence» et en souhaitant «bueno camino» à Clément.

Anne-Marie

21 Mai 2007 - SAN JUSTO DE LA VEGA - RABANAL DEL CAMINO

Avant-dernier jour de notre périple 2007, sous la pluie comme nous l’a annoncé notre hôtelier hier soir…. Démarrons de la petite chapelle de l’Ecce Homo car nous avons visité Astorga hier… Cela nous avance de quelques kilomètres.
Nous marchons toujours sur le plateau de la Maragateria, un chemin bordé de magnifiques genêts d’une bonne hauteur. Les murets de pierres sèches rappellent le pays à certains. Nombreux sont les pèlerins sous la pluie dont la cape est en pièces. Jeannot dit qu’il croit être sur les monts de la Margeride. Dommage , le paysage doit être magnifique mais tout est dans la brume au loin…
Avant d’arriver à Santa Catalina de Somoza , un habitant nous propose à la vente (sous un parapluie) des bâtons, des coquilles, des coloquintes , des pin’s,…en nous assurant que c’était moins cher qu’au village. Anne-Marie et moi-même achetons des coloquintes, Anne-Marie s’en fait une belle broche… photos..
A el Ganiso (?) nous nous faisons une halte revigorante, il ne pleut plus, nous en profitons: il y a une maison délabrée avec un toit en chaume… détruit. Nous traversons sur le côté il y a des lavandes papillons, des genêts jaunes mais aussi des blancs, cela nous surprend, des bruyères, un bois de sapins avec des troncs noirs qui semblent brûlés, mais non, dit Jean-Marie, c’est une variété, ceux-ci sont plus ou moins couverts de lichens , il parait que cela se vend en Lozère. Ce bois est clôturé par un grillage à grands carreaux et des centaines de croix en bois faites par les pèlerins, certaines sont très originales, fleuries…. Nous faisons chacun la notre … Pas de vie animale autour de nous; il pleut, tiens! un petit coucou.
Par un sentier pierreux nous arrivons à Rabanal, montée pour retrouver notre hôtel qui s’appelle «le Refuge» . Vite! on va se changer pour le repas. La salle de restaurant rappelle encore les décors de Lozère. Nous nous installons , mais vrai, sans avoir bu, Anne-Marie appelle par 2 fois Marie-Rose «Marguerite» , grands fous rire, Marguerite est la maman d’Anne-Marie, alors … Puis repos bien mérité alors que les hommes «les pauvres» vont chercher les voitures.
Visite du village. Nous nous retrouvons pour le repas toujours aussi copieux.
Et bien: bonne nuit, demain un autre jour.
Ghislaine

22 Mai 2007 - RABANAL DEL CAMINO - EL ACEBO

De Rabanal del Camino
Nous empruntons un beau chemin
Qui nous conduit à El Acebo
Où le voyage prendra fin.
Ce fut un ravissement
D’abord le beau temps était là,
Et nous étions tous bien contents
Et partîmes d’un très bon pas.
Sur ce sentier ensoleillé
Bordé de fleurs et de bruyère
Nos yeux étaient émerveillés
Tout était beau en douce lumière.
Quelles sont ces fleurs? dis Marie-Rose?
Ces plantes que je ne connais pas
Elle sourit , puis, après une pause,
En donne le nom, tout simple ça!
Nous continuons sur le sentier
Où il faut parfois s’arrêter,
Ce parterre l’obstrue tout entier
Photo! on va traverser.
Puis maintenant nous arrivons
Près d’un village à l’abandon
C’est celui de Foncebadon
Quelle tristesse! quelle désolation!
Et pourtant au milieu des ruines
Se dresse encore le vieux clocher
Reste-t-il dans l’attente ultime
Du village un jour habité?
Nous reprenons le camino
Qui toujours au milieu des fleurs
Nous mène à la Cruz de Ferro,
Encore un instant de bonheur!
Là, nous attend notre Jeannot
Qui est arrivé en auto.
Heureux d’être ensemble là-haut
On va se faire prendre en photo.
Puis Anne-Marie donne le «la»
Pour chanter ensemble «ultraïa»
Nous l’entonnons de belle voix
Comme une prière, avec grande foi.

Encore, encore de blancs genêts
Et puis des jaunes, et des bleuets
De belles lavandes papillon
Jolie nature, que nous t’aimons
Mais tristes ruines nous traversons,
Lui aussi est à l’abandon
Seule est l’auberge des pèlerins
Dans ce qu’il reste de Manjarin.
Dernière descente nous conduit
Au charmant village d’El Acabo
Où bon repas nous réunit
Dans un très bon petit resto.
Des guides il faut nous séparer,
On se dit «A l’année prochaine»
Nous sentant tous bien soudés
Pour finir où Santiago mène.
Jacques

2006 - PAMPELUNE - BURGOS

9 avril 2006

El camino, esta delante de nos! ultreia! ánimo! sólo 700km
hasta Santiago!

Caminante! no hay camino
Se hace camino al andar
Al andar se hace camino
A Machado

Nous voici à Irun après une nuit calme bercée par les bruits du train. Petit déjeuner à la gare , toilettes aux toilettes de la gare: visite rapide des alentours de la gare et embarquement dans le talgo «Irun Barcelone pour 2 heures de voyageet arrivée juste pour le pique-nique avec les retrouvailles Covet et Cie et Danièle .
Le voyage en train nous a promené de San Sebastian , Tolosa,Zumarraga, Alsasua.
L’après-midi, grande visite de Pampelune où pas une église n’est ouverte pour la visite.
La fin d’après-midi:direction l’hôtel en suivant le chemin des pèlerins; le trajet s’est allongé parce que dans un joli parc nous avons perdu le chemin. Résultat pour un grand nombre, plus dekm et moins de repos avant le souper. Les chambres sont à 3 endroits différents et dans des appartements (16€ la nuit et par personne)
Souper épique: personne ne comprend rien au menu; que choisir pour bien manger? that is the question? Tirer au sort? Deviner en se renseignant auprès d’un client espagnol qui n’ a pas l’air de bien s’y connaître. Résultat: asperges ou soupe de pommes de terre et côte de porc, travers de porc ou rouleau de bœuf, poisson poêlé , dessert: glace ou yaourt; 10€ le repas.
Puis ce fut les transactions pour le petit déjeuner: non, pas avant 8 h 30, Niet . Oui pour 8 h OK.
Café, thé, lait, croisant, marmelade: Niet!
pain non grillé, beurre , marmelade: OK
Et pour 3,20 €
Anne-Marie

20 avril 2006 / PAMPELUNE - PUENTE LA REINA

Départ vers 8 h 45, sous le soleil! Nous laissons derrière nous Pampelune surplombée des Pyrénées pour nous attaquer à l’armée non pas de Charlemagne, ni de Aigoland, chef africain, (c’est dans cette vallée que les 134.000 hommes de Charlemagne écrasèrent l’armée de Aigoland dixit l’auteur de Pseudo-Turpin) , mais l’armée de «Molinos de viento» qui pense nous arrêter
sur la crête de l’Alto de Pardon 780 m.

Nous sommes passés!! Une nouvelle vallée s’étale devant nous, où nous attend, en bas , Puente la Reina . A l’entrée de Puente la Reina, on peut voir un pèlerin en fer forgé, évoquant la rencontre des chemins de Roncevaux et Somport (voie d’Arles).

Petits détails de la journée:
Jean-Marie doit aimer avoir une voiture propre, c’est le 2ème ce jour, comme ici, où se trouve une station de lavage à proximité! voir demain?.
MACABEO: non, ce n’est pas Macchabée, c’est le nom d’un raisin utilisé pour le vin de Navarre (dixit la réceptionniste de l’hôtel). Il vaut mieux, car c’est le nom de la chambre de Françoise et René, cela a réconforté Françoise qui a voulu se faire chouchouter par toute la bande, en se faisant une petite insolation.

Le chemin continue, les habitudes sont reprises, un petit passage par ci, par là, après un petit repas sympathique: pâtes au fromage, carde en salsa, une trucha con jambon, ou hamburger (steak haché), mousse de banane ou fromage blanc.

L’hôtel Jakue , où nous sommes, a installé une sorte «d’auberge de jeunesse» pour pèlerins, à 8 € la nuit pour les pèlerins, avec une machine à laver, cuisine, sympa, non?
René Pagès

21 avril 2006 / PUENTE LA REINA - ESTELLA - 22,5km

Réveil sur le petit matin , par la pluie sur le velux de la chambre, je pense déjà à la cape qu’il faudra utiliser, mais non, à 7 h nous chargeons les bagages , il ne pleut plus.
Après un petit déjeuner plus copieux que celui de la veille , nous quittons Puente la Reina en traversant cette petite bourgade par un pont romain sur le Rio Arga. Le pont romain de la reine Dona Estafania qui le fit construire , car les pèlerins redoutaient de le franchir à gué , à cause des crues importantes…
Nous longeons quelques terres cultivées, dans un champ quelques personnes cueillent d’énormes asperges.
Tout au loin nous apercevons le très beau village de Cirauqui en pente douce sur toute une colline , village entièrement restauré, les façades des maisons sont magnifiques: pierres, bois y sont assemblés…
Nous cheminons jusqu’à Lorca, point de rencontre casse-croûte avec Jeannot et Françoise – il y a des travaux sur l’autoroute qui nous obligent à suivre un itinéraire détourné du chemin, cela nous semble beaucoup plus long, ce chemin détourné n’en finit pas.
Coin repas trouvé, nous nous faisons servir par Jean et Françoise, petite gâterie de la part de celle-ci: petit beignet à l’anis. Reprenons rapidement la route vers Villapuerte. Nous traversons un pont ogival à 2 arches (arrêt photos) . Nous arrivons en périphérie d’Estella avec ses usines, notamment une avec des odeurs qui nous soulèvent le cœur , ce qui nous fait avancer rapidement. Nous entrons dans la ville; de nombreuses églises , les unes plus intéressantes que les autres. Faisons un peu de tourisme, car nous sommes très fatigués . …
Visite au Syndicat d’initiative qui nous indique qu’à 19 h, il y a une messe à l’église. Quelques uns y participent.
Ghislaine

22 avril 2006 / ESTELLA - LOS ARCOS - 20km

Réveil à 7 h - il pleut
Après un délicieux petit déjeuner à 7 h 30 (petit pain frais et croissant «pégous»), un au revoir à notre charmante serveuse (ça change de celle de la veille), vêtus de nos capes, nous voilà partis en traversant une grande partie de la ville.
A environ 2km, première halte à la fameuse fontaine à vin pour les soiffards (mais nous n’en sommes pas) et à eau fraîche pour les autres. Cela vaut une photo cette bodega improvisée! Espérons qu’elles seront réussies malgré le ciel grisâtre car sinon qui voudra nous croire?
500 mètres plus loin bi GR 65 (en souvenir de la bi.route de Jean-Marie). On attend les derniers qui s’attardent à la fontaine. On en profite pour «papoter» avec les pèlerins hésitant comme nous. Une jeune Baloise nous dit être partie il y a 3 mois, avoir traversé la Suisse, le Massif Central (qu’elle a trouvé très beau) le sud-ouest jusqu’à St Jean Pied de Port (col en espagnol). Elle portait une jolie cape de couleur et cela l’a amusée lorsque je lui ai dit que nous ressemblions à des chauve-souris avec les nôtres de couleur sombre. Nous avons continué à marcher péniblement dans la boue et sous la pluie, juste une courte halte sous une grange au milieu de la paille pour boire et avaler un en-cas . Toujours cette boue rouge et glissante et la pluie. Enfin une piste plus confortable pour nos pieds et au bout, quel bonheur: Françoise et Jeannot nous attendent près d’un abri. Petit repas rapide avec chorizo , jambonneau et départ pour les 10km restant. Tout le monde est mouillé et se refroidit. Vers 14 h, arrivée à l’hôtel Monaco pour un bain chaud et une bonne sieste, séchage des vêtements , distribution d’une poignée de fraises par Françoise. Une messe est prévue à 19 h, le repas du soir est fixé à 20 h. Finalement: messe à 20 h, repas idem. A vous de choisir. Tout le monde était présent au repas (salade composée, arrizo, gambas aux petits pois, suivis estofado de veau, omo à l’hawaîenne , pollo à la béchamel , truta mode de Navarre) copieusement arrosé de vin blanc, rouge et rosé du pays. Le ton est légèrement monté lorsque certains exprimèrent des regrets et des reproches concernant l’après-midi écoulée. Le repas manquait de glucides, ceux de devant ne faisaient pas suffisamment de halte. Enfin tout le monde s’est réconcilié et à 10 h extinction des feux.
Buenos noches
Danièle

23 avril 2006 / LOS ARCOS - LOGRONO

Lever: 7 h - Petit déjeuner: 8 h

Nous nous sommes retrouvés dans la salle de restaurant où un copieux déjeuner nous attendait. Il s’agissait d’un buffet très bien garni avec tout ce dont on pouvait rêver. Le bonus du jour: les fraises de la veille qui n’avaient pas été terminées. On décolle à 8 h 30, direction Viana à 18km.
Nous pouvons ajouter qu’il s’agissait de notre plus longue étape avec 32km répartis entre 18km le marin et 14km l’après-midi
Ce fut une étape très monotone qui accentua la fatigue des marcheurs en fin de journée en traversant le vignoble de la Rioja . Le bruit de la nationale 120 toute proche n’arrangeait rien.
Najera s’étend au pied de falaises rougeâtres . La ville témoigne d’un riche passé jacquaire et historique . Sa particularité est la présence de meubles géants exposés à différents endroits de la ville rappelant que c’est la capitale du meuble.

Cette étape nous permettra de passer de la Navarre à la Rioja, province renommée pour ces vins.
Premier arrêt à Sainsol où nous avons le plaisir de pouvoir visiter la chapelle romaine du Saint Sépulcre de Torres del Rio.
Nous passerons notre matinée à jouer aux montagnes russes pour traverser les différents villages. Arrivés à Viana la faim se faisait sentir et nous espérons manger au pied de la ville dans une esplanade verdoyante, malheureusement pour nous le casse-croûte nous attendait en haut d’une côte dans le village. Arrivés au point de rendez-vous, les hommes ont manifesté leur mécontentement de ne pouvoir profiter de cette aire de repos ombragée pour faire la sieste. Heureusement un bon pique-nique était prêt pour nous accueillir, ce qui ramena la sérénité dans le groupe, car un ventre bien rempli rend les choses plus faciles, d’autant plus que Jean-Marie nous indiqua que nous ferons une économie de 4km , car l’hôtel de situait à l’entrée de la ville.
A l’approche de Logrono nous avons dû quitter le camino pour rejoindre l’hôtel, Jean-Marie et Jeannot proposèrent de couper à travers champs, malheureusement nous avons rencontré un cours d’eau incontournable. Jean-Marie après avoir escaladé l’autre rive nous proposa un passage plus loin. Jeannot aida les marcheurs qui le souhaitaient à franchir la difficulté. Anne-Marie décida de se débrouiller toute seule et par manque de chance mit un pied dans l’eau , fou rire de l’assemblée. La seconde difficulté consista à traverser une autoroute très fréquentée . Olivier demanda si l’hôtel était encore loin, Jean-Marie lui répondit qu’il se trouvait 600 m après le bâtiment noir qui se dressait au loin. En fait l’hôtel était situé 600 m avant.
Olivier et Flo

24 Avril 2006 / LOGRONO - NAJERA 28km

Les marcheurs arrivent en début d’après-midi avec le soleil. Les cigognes font leurs nids sur le toit du monastère et font beaucoup de bruit en claquant du bec. L’affaire est une affaire de famille.
Pneu crevé: où? quand?
Après le dîner , Jean-Marie et Jeannot ont essayé de récupérer la roue de secours (n’ayant jamais servie celle-ci est difficile à sortir). Problème de porte pour accéder à la chambre: 3 clefs , a) une pour la porte d’entrée de l’immeuble; b) une clef pour le couloir du second et enfin c) la clef de la chambre. Mais le comble est que les mécaniciens ne peuvent plus accéder à la chambre, donc Marie-Rose et Françoise en chemise de nuit doivent descendre ouvrir la porte à Jeannot et à Jean,-Marie … Tout est bien qui finit bien . On va enfin pouvoir essayer de dormir . Petit déjeuner à 8 h et départ à 8 h ½.
Françoise Pagès

25 avril 2006 / NAJERA - SANTO DOMINGO DE LA CAJZADA - 21km

Journée fraîche, sans soleil, résultat; le repas de midis‘est pris dans la «chazelle» sur la paille et des bancs.
Le matin Jean-Marie a fait réparer le pneu.
Région de grande culture, la Rioja où se cultivent des remolachas (betteraves), les champs sont arrosés. Une partie du repas a été de décliner et rechercher sur le dictionnaire tous les noms de légumes et c’est en repartant qu’en lisant le panneau d’indication des cultures en anglais que Jacques a trouvé. Au menu: :asperges du pays succulentes et bien appréciées par nous tous, pâté de foie lozérien et fraises de pays;
Curiosité: un couple d’allemands accompagné de 2 chiens dont un portait son casse-croûte «royal canin».
Santo Domingo et son coq et sa poule à l’intérieur de l’église. Visite de la cathédrale et de son musée. Hébergement chez les Cisterciennes avec, à l’accueil , Sœur Purification qui a demandé un paiement «métallico» d’où problème, chez les religieuses! nous avons assisté à la messe du soir (11 religieuses gèrent un établissement rénové, avec de vastes salons.
Travail de groupe

26 avril 2006 / SANTO DOMINGO DE LA CALZADA - BELORADO 25km

8 h, départ sous un ciel en partie couvert de l’Hospederia Cisterciense , et après avoir franchi le pont nous prenons la variante qui, si elle nous allonge d’1,6OOkm nous évite les bruits de la circulation. Nous allons d’un bon pas sur un large chemin à travers un paysage vallonné, quelques belles grimpettes tout de même.
Nous arrivons à Grañon où nous visitons l’église de Saint Jean-Baptiste , ornée d’un retable Renaissance aux sculptures de toute beauté .
Au village suivant Jeannot et Françoise nous attendent pour savoir si tout va bien – Rendez-vous à Viloria de Rioja, village natal de Santo Domingo de Calzada pour le pique-nique. C’est près de léglise, sous un porche, que nous attend le casse-croûte: asperges (encore!) mais elles sont tellement bonnes!, artichauts, chorizo doux, boudin au riz (bien meilleur que le précédent!), notre cagette de fraises (profitons-en!) et nouvelle spécialité: le gâteau en forme de coquille St Jacques (feuilleté garni de marmelade parfumée à l’orange). Petite sieste pour certains , un bon café et c’est le départ sous le soleil. Notre chemin suit la Nationale. Que de camions et de bruit, avec de temps en temps un coup de klaxon bien sympathique à notre intention.
Nous arrivons vers 17 h à Belorado. Notre attention est attirée par 2 énormes nids de cigognes bâtis en haut du clocher d’une église . Nous traversons la ville, Françoise et René nous attendent pour nous donner les renseignements sur l’hôtel.
Nous nous retrouvons à 8 h 30 pour un bon repas.
Rendez-vous est pris pour le petit-déjeuner entre 8 h et 8 h30.
Départ à 9 h pour une matinée de marche. Quelle chance! demain c’est grasse matinée!!
Marie-Rose

27 avril 2006 / BELORADO - VILLAFRANCA

Il n’est pas vraiment très tôt
Quand nous quittons Belorado
Nous retrouvons el Camino
Notre nouvel Eldorado.
Après passage d’un joli pont
Nous traversons une station,
Notre chef toujours plein d’entrain
Nous dit:»Mes enfants, faites le plein».
Nous suivons alors le chemin
Agréable en ce beau matin,
Et c’est ainsi que très bientôt
Nous atteignons Tosanto.
Première halte dans ce hameau
Pour nous abreuver d’un peu d’eau,
Florence y fit chanter le coq
Qui, de peur, fila au paddock.
Puis après une légère montée
On s’arrêta pour apprécier
Et pour certains photographier
Un ermitage dans le rocher.
Une descente et un petit plat,
Ce fut ainsi qu’on arriva
Au village de Villambistia
On s’arrêta à l’ermita.
Il y eût séance photos
Devant la non potable eau,
Qu’ignorant cela j’ai bien bue
Vais-je pouvoir rester bien dru?
Espinosa, nouvel arrêt
Pauvres maisons abandonnées.
(Là on nous régala
De dattes et de chocolat).
Puis, à nouveau, beau paysage,
Harmonie, douceur, vraie image,
Mais commencerait la montée
Que le guide nous a annoncée.
Quelques pas, puis, ce n’est pas vrai!
Françoise, avec nous, eut pu rester,
C’est tout plat, on reste bien frais

Pas de fatigue, pour continuer.
Une pensée devant ce qui fut
De Saint Félix le monastère,
Là où les restes reposèrent,
(du moins sur le guide je l’ai lu)
Du comte Diego de Porcelos
Le grand fondateur de Burgos.
Rapidement Villafranca
Que j’aperçois au bout là-bas
Et on arriva tout piano
A la pension El Pajaro
Au restaurant on se dirige,
Mais c’est là qu’il faut qu’on pige:
Ou bien à table, t’as le menu
Au bar: las tapas, c’est prévu.
Nous, en bons français, en somme,
Faut qu’on ramène notre pomme
Au resto on mange les tapas
Que nous sert le patron sagace.
Mais mon petit doigt m’a surpris
En me murmurant que certains
Au bar et en catimini
De tapas on fait festin.
Ce fut une bonne journée,
Je vais donc rendre mon tablier
Heureux de sentir l’amitié
Dont chacun de vous m’a comblée.
Jacques

28 avril 2006 / VILLAFRANCA - ATAPUERCA - 22km

Il était une fois une autre étape pour « Les amis de Saint Jacques».
Après le petit déjeuner un peu incongru, chargement de la voiture avec les bagages, les hommes s’exécutent , pendant que les femmes regardent sagement.
Eh! c’est parti! jusque là pas de difficulté, petit échauffement (petite montée derrière l’église) là tout va bien, mais après? aîe! aîe! aîe! ça monte, ça monte! et attention, personne ne parle, sauf Jean-Marie qui encourage à sa manière. Pourtant chacun avance à son rythme à travers des chemins qui ressemblent à la Margeride, spectacle magnifique dans le froid et la brume.
En chemin nous rencontrons un couple, l’un Irlandais et l’autre Australienne qui marchaient de bon pas avec un énorme sac à dos dans une montée à n’en plus finir; parfois, il me semble que je suis bien légère ne portant pas de sac à dos aussi gros qu’eux , mais comment font-ils? Enfin, toujours avec de l’élan une pause s’impose! un besoin de sucre pour remettre la machine en route pour encore quelques kilomètres, jusqu’à San Juan de Ortega.
Ah! chouette, Ghislaine propose au groupe des barres de chocolat Milka , miam, miam, 2 bouchées et toc, fini! Puis Anne-Marie nous propose des dattes, ah! elles sont bien délicieuses. Tout d’un coup le couple au gros sac à dos qui avait fait du stop arrive à notre «hauteur»; Anne-Marie leur propose quelques dattes que nous partageons ensemble, puis nous reprenons la route, contents car le ventre est un peu plus plein.
Jacques, toujours en tête; Olivier d’un bon pas s’arrête de temps en temps pour prendre des photos; Françoise et René marchant à leur rythme et le reste du groupe aussi. Au bout d’un moment la vue fut magnifique, une descente avec, au loin, la silhouette d’un bel édifice: le monastère de San Juan de Ortega, XIIème siècle; un monastère sublime à l’extérieur comme à l’intérieur; quelques photos ont été prises. Pour arriver au monastère, il faut monter jusqu’à 1025 mètres d’altitude me dit un prêtre ermite que Jacques connaissait à travers un ouvrage qu’il avait lu concernant Compostelle, brave homme avec qui j’ai discuté et qui a tamponné nos créanciales.
Que d’émotion! je retourne vers le groupe où tout le monde met de l’ardeur pour dresser une table, puisque le «padre» nous prête un abri pour le repas de midi.
Chacun prend place, l’estomac dans les talons. Nous attendons de savourer nos fameuses asperges et les poivrons si goûteux du midi.
Pensant tous que nos asperges proviennent d’Espagne puisque nous avons vu des champs d’asperges en marchant en Rioja et en Navarre. Olla! Olla! Jean-Marie déclare: Oh! savez-vous d’où proviennent nos asperges du midi? Réponse du groupe: non! d’Espagne? Jean-Marie répond: de Chine . Stupéfaction et rire, et Jeannot qui rajoute: et nos poivrons si doux d’Espagne, d’où proviennent-ils? Ben, d’Espagne! et non: du Pérou. Enfin, le repas fut exquis même que l’on a mangé des poivrons d’Espagne cette fois, si, et c’est vrai!
Nous poursuivons notre route vers Agès en traversant une forêt de chênes avec 4 vaches espagnoles, s’il vous plait, avec des cloches au cou pour nous saluer, ceci sur un plateau au grand vent froid.
Une halte à Agès pour prendre de l’eau à une fontaine et visiter l’église si jolie. Sachant qu’à ce village, autrefois, entre le XIIème et le XVème siècle , il y passait 250.000 à 500.000 pèlerins , soit 10 fois plus qu’aujourd’hui.
Arrivée à Atapuerca , Anne-Marie traversa le village sans s’arrêter car, prise dans son élan, elle n’avait pas vu les signes de Jean-Marie qui indiquait la direction de l’hôtel. Olivier et Florence se lancèrent à sa poursuite. Arrivée à la sortie du village elle ne vit plus le groupe et rebroussa chemin. Elle rencontra Olivier et Florence qui lui indiquèrent la direction du gîte . Le gîte était tenu par un français originaire du Gers qui s’est installé dans le village il y a 30 ans. Celui-ci est très accueillant et bien restauré, style Art et Déco façon marcheur de St Jacques avec confort. Maintenant nous attendons notre miam-miam-dodo avec impatience (dîner servi à 20 h 30). Mais avant nous avons pris le champagne (production spéciale de Jean-Marie cuvée 1999) avec les propriétaires du gîte pour fêter les 1000km qui seront atteints demain 3km après le départ d’Atapuerta.
Olivier et Flo

29 avril 2006 / ATAPUERCA - BURGOS 21k / BURGOS – BEAUVAIS

Après une visite de Burgos et sa cathédrale magnifique (il a fallu attendre 16 h pour y rentrer, eh! oui, c’est l’Espagne) , quelques souvenirs achetés en attendant.
Départ Burgos 18 h 07: 1 mn d’arrêt. Calsada; Paconcho; Miranda de Ebro; Manzanos; Victoria; Alsasua; Zumarraga; San st Sebastian; Irun; Hendaye. (c’est le train pour Irun avec les arrêts.)
Pour découvrir la direction , le nom des gares est noté ci-dessus au fur et à mesure.
A l’heure du souper , Françoise et René donnent le «la» pour commencer. L’appétit est de mise malgré le bon repas au restaurant à midi à l’entrée de Burgos. Notre bon sens nous fait prendre le bus de la ville pour s’éviter un long trajet fastidieux à travers la ville.
Irun Hendaye: changement pour le train couchettes jusqu’à Paris. Les FRAISSE dans un compartiment , une couchette libre en bas pour les bagages. Quel confort!
Le compartiment d’à côté: le reste de la troupe.
Arrivée Paris à l’heure. Le fils de Jacques et les voisins de René et Françoise sont là pour le petit déjeuner (café, croissants) et le retour à Beauvais. Les FRAISSE seniors attendent quelques minutes Cécile qui les ramènera , avec le chien, à Beauvais.
C’est la fin de la 5ème étape.
Anne-Marie

2005 - AIRE SUR L’ADOUR - PAMPELUNE

Mardi 17 mai 2005 - Vers Aire sur l’Adour


Nous avons pris le train à Beauvais (pour 6 personnes) Ghislaine, René, Françoise, Jacques, Anne-Marie et Jean. À 8h avec changement à Paris pour un départ à 10h15… Ce fut très juste… Mais ça a marché ! A l’arrivée à Aire sur l’Adour, à 18h30 à l’hôtel Akumat, nous attendaient Marie-Rose et Jean-Marie qui avaient commandé un repas traditionnel et régional : « une demie palombre » par personne. Éliane et Danielle nous ont rejoint à 20h.…


Mercredi 18 mai 2005 - Aire sur l’Adour – Miramont Sensacq


Le départ de l’équipe (10 personnes) s’est fait à 8h30 pour Sensacq 24km. Le pique-nique prévu, organisé par Marie Rose fut pris dans un refuge à Latrille à mi-parcours. Il a fait très chaud et nous avons profité de ces magnifiques paysages landais. Françoise et Jeannot n’ont pas marché l’après-midi. La marche s’est terminée à 16h au gîte de la ferme de Marsan chez M. et Mme Darnaudry. Nous avons eu par notre hôte une explication sur l’élevage et le gavage des canards, et un excellent repas à base de confits et autres produits de la ferme a terminé la journée. Ce gîte aurait reçu 1100 pèlerins en 2004.


Jeudi 19 mai 2005 - Miramont Sensacq – Pomps


Nous quittons le gîte « Maison de Marsan » pour Pomps (29km sont prévus) courage ! L’étape la plus longue pour cette année. Nous quittons les landes pour arriver dans les Pyrénées Atlantiques, mais nous montons et descendons plusieurs fois, ce qui met à mal nos genoux et nos mollets. Arrivons au Fichous-Riumayou, pour le pique-nique… Bienheureuse halte ! Sieste qui nous ravigote, pour arriver à Pomps. Le gîte communal, un baraquement avec quelques cloisons pour nous isoler les uns des autres. Cuisine très correcte, bien aménagée. Douches et WC insuffisants. Surprise : Une malade, Ghislaine, température à 38°5, tout le monde est aux petits soins pour elle. Qui aura le meilleur remède !
Ghislaine


Vendredi 20 mai 2005 - Pomps – Arthès de Béarn


Le meilleur remède c’est le médecin… C’est l’avis du groupe. Aussi, après une nuit plus ou moins bonne, à 9h Jean et Danielle me conduisent à Arthès de Béarn chez lz Dr. Une ordonnance pour quelques médicaments qui me mettront sur pieds rapidement, je l’espère… Après quelques conseils de prudence, je reprends la route via Maslacq et à l’hôtel Maugauber, halte pour l’après midi et la nuit.
Ghislaine


Samedi 21 mai 2005 - Arthès de Béarn – Navarrenx


Hier au soir arrivée à l’hôtel de Maslacq sous le soleil. Accueil chaleureux, bienheureuse douche, repas jambon de Bayonne saumon sauce estragon et poire Belle-Hélène. Le garçon, lui, c’est Frédéric, fort aimable qui nous propose le pichet du pays. 7h30 : Dans le hall Jacques au piano nous joue la Marseillaise. Les bagages sont chargés. Anne-Marie veut même mettre ceux d’un autre Transbagage. La route s’ouvre devant nous : Montées et descentes, c’est le lot du jour. Pique-nique où Florence et Olivier viennent nous rejoindre. Après le pique-nique, toujours frugal du midi, départ vers Navarrenx. Après une courte marche facile (pour une fois) descente et plat, en sous-bois. Nous n’avons pas pu profiter de l’ombre car le temps est menaçant et même orageux ! Après cette courte marche, donc, nous arrivons à 14h30 à Navarrenx, ville fortifiée à la demande du grand-père d’Henry IV, protestant, pour se défendre des catholiques… Voir vos manuels d’histoire pour la suite. 17h30 accueil par les hospitaliers de St Jacques, petit vin de bordeaux et signature des créanciales par une dame Strasbourgeoise, protestante, qui semble avoir gardé une dent contre les catholiques. (L’œcuménisme est encore loin !) Le soir, restaurant à l’hôtel du commerce dans l’annexe duquel nous dormons. Menu : Tomates à la mozzarella, cabillaud avec riz. C’est la semaine du riz ! Au dessert, grosse surprise pour Florence et René qui à peu de jours près fêtaient leurs 20 ans respectifs. Par discrétion pour Florence on ne dira pas l’âge ! Et 2ème surprise : Un béret basque, chacun, de couleur rouge, bien sûr ! Voir les photos où chacun des 12 a essayé le symbole basque. Cabillau, tous à vos encyclopédies, Jeannot et Olivier Fraisse ont lancé la polémique : La morue, poisson des mers froides ? Cabillau, poisson des mers chaudes ? Et si le Cabillau s’appelait Morue seulement après le salage ? Réponse pour l’année prochaine… Vous y penserez !!!
F et R Pagès


Dimanche 22 mai 2005 – Navarrenx – Arroue


Aujourd’hui c’est un peu plus tard, qu’on a prévu notre départ, Car hier soir à l’église, l’hospitalière, en garde, nous a mise : Par temps de pluie votre GR, risque de vous jouer un mauvais air ! L’eau dans le sentier affluant, C’est pu un ch’mur, un océan ! Alors pèlerins, prenez la route, c’est plus sûr, plus court, pas de doute. Cinq kilomètres en moins, du gâteau, on peut rester plus au dodo. A dix heure ainsi nous partîmes, tranquilles, confiants, comme est en gym. Mais Jeannot n’était pas content, que l’on ne marche pas tous en rang. A gauche vous devez tous marcher, J’veux pas en voir des deux côtés ! Vu qu’on est bien obéissant, on s’est mis à l’alignement. Sur cette route bien agréable, traversant bois et de beaux prés, certains devisaient toujours affables, tandis que d’autres en silence priaient. La pluie de temps à autre mouillait, mais ce n’était pas pour nous déplaire. Après soleil des jours derniers, comme l’onde pure d’une rivière, mais l’heure approchait de midi, quand nous arrivâmes à l’abri, que Jean Marie a bien choisi. (Que par nous tous il soit béni !) Le moment d’ailleurs opportun, car la pluie redouble son grain. Un jurançon dû à Éliane, fut apprécié, comme de nos pères la manne. Puis comme toujours joyeusement, nous partageâmes un bon pique-nique, choisi avec discernement, pour sa vertu gastronomique. (Il fallut défendre notre part, contre Polly et sœur Bernard) Une heure encore et quelques pas : L’étape, nous arrivons au bout, à la ferme Bahateguya, près du village d’Arroue. L’hôtesse y fut bien accueillante, sa cuisine étant gouleyante ; sans doute pour entrer chez Morphée, c’était plutôt rusticité, mais moi qu’écris sur mon lit, je m’y sens toujours réjoui. J’en aurai fini ici, si ce n’était qu’Anne-Marie, m’a dit de parler de citronnelle ! Demandez lui donc à elle…
Jacques


Lundi 23 mai 2005 – Arroue – Ostabat


Après un petit déjeuner frugal (bouches sales de confitures : Kiwi et pommes, pêches, figues, à la ferme Bahateguya de Mme Barneix Irène nous prenons la route pour Ostabat (21km). Beaucoup de goudron et de sous bois. Éliane en ballerines et Danielle en savates jusqu’au point de rendez-vous à 11h30, où nous attendait notre dévoué Jeannot en 206. En ce jour de fête mémorable (66 ans de René), la table était dressée dans un endroit très bucolique, table ronde et sièges confortables, assiettes de couleur, verres remplis de Jurançon. Pour cette occasion notre trésorière avait mis les petits plats dans les grands. Boudins secs, saucissons et le reste comme d’habitude en attendant le gâteau (fameux pastis à la vanille). Repus et émoustillée, je laisse la plume à ma copine Éliane… Danielle Pas de sieste. Quel dommage ! Les pas s’étirent de plus en plus et la ferme d’Ostabat nous paraît si loin. Passage près de la « Stèle de Gibraltar » (sur la colline de Saint-Sauveur à Saint-Palais), point de rencontre des chemins de Compostelle du Puy en Velay de Tours et de Vézelay. Une grimpette, de la caillasse, de la boue, un boyau entre arbre et pipi de vache, puis une trouée et enfin la ferme ! Non ! Passons le village, une autre grimpette, et enfin la récompense : Une vue superbe sur les vallons et les montagnes lointaines, depuis une belle terrasse. Ah ! Farniente !… J’en pose le stylo… Éliane (Merci à vous compagnons de St Jacques qui m’avez permis de cheminer un moment avec vous. Hasta luego ! peut être. Bonne route…) Nous voici à la ferme Gaineko, un gîte tout neuf et superbement aménagé dans une ancienne porcherie. Nous y sommes accueilli chaleureusement par une gentille hôtesse et nous nous délassons sur une terrasse devant un splendide paysage verdoyant. Coup de téléphone de Jean-Marie et Jeannot. Ils sont en panne de gasoil avec le 4×4. Ah ! Là là.. Françoise et René volent à leur secours. C’est en compagnie d’autres pèlerins venus d’Allemagne, de Bretagne, d’Australie, de la Loire que nous passons à table et goûtons aux spécialités du pays basque, entre-coupé de chants basques, interprétés d’une voix de stentor par notre hôte. Un couple de Bretons qui fait suivre depuis Le Puy sa bombarde et son biniou nous jouent quelques airs et nous apprennent quelques pas de danse. Quelle ambiance ! Quelle agréable soirée !
Marie-Rose


Mardi 24 mai 2005 – Ostabat – Saint Jean Pied de Port



Mercredi 25 mai 2005 – Saint Jean Pied de Port – Roncevaux


L’ascension du col de Roncevaux ! Que de paroles dites, que de recommandations, que de craintes et pourtant, nous l’avons gravi. Nous avions pensé à tout sauf au vent qui poussait à l’inverse de la marche. Ravis, comblés : De beaux paysages plein les mirettes. Des moutons sans clochettes, des chevaux avec… Vous dire que ce n’était pas difficile serait un pieux mensonge. Oui, la grimpette à la sortie de Saint Jean Pied de Port coupait le souffle. Il y avait bien les quelques plats annoncés par Jean-Marie, mais quand même il fallait aller vers une autre côte encore plus dure. Le moral des troupes n’a pas faibli. Parlons aussi de la descente sur Roncevalles : Nous l’appréhendions autant que la montée. Elle était très longue et comme nous avions épuisé nos ressources, nous sommes arrivés au radar !
Anne-Marie


Jeudi 26 mai 2005 – Roncevaux – Zubiri



Vendredi 27 mai 2005 – Zubiri – Pampelune


A l’ombre, à l’aire de repos d’Iroz, Françoise et René attendent les marcheurs… Au point de rendez-vous donné par Jean-Marie.
Mercredi soir, donc, pour reprendre la suite, arrivée à l’hôtel Posada, près de l’abbaye de Roncevaux ; coup de chance, sur les deux hôtels, Jean-Marie avait choisi celui du bas ! L’autre : Il fallait encore remonter !!! Repas à 20h30. Messe rapide et bénédiction des pèlerins à 20h. Tapas : Entrées multiples, charcuteries, asperges, ronds de je ne sais pas quoi ? (Poisson ou viande) Saucisses puis petite côte d’agneau et… des frites ! Qu’elles étaient bonnes ! Nous en avons demandé un 2ème plat. Avec un petit vin de Navarre. Après une nuit bien réconfortante et longue, trop longue pour nous, puisque le petit déjeuner n’était servi qu’à 8h30… Grosse déception générale, habitués à commencer la journée à la fraîche. Bon !
Jeudi, l’étape Roncevaux – Zubiri devait nous sembler plus facile sur le plan général, la moyenne est à la descente. Il y avait quand même des petites grimpettes qui rappelaient la fatigue de la veille, et quelques petites descentes pierreuses, qui rappelaient à Jeannot d’être prudent avec ses genoux ! Vers 16h arrivée à Zubiri. L’hôtel Hosteria de Zubiri, aux murs épais, qui conservaient bien la fraîcheur réconfortante après la chaleur de la journée. Accueil en musique, salle de télé, bibliothèque, petit demi bien frais pour les hommes, sauf Jean-Marie, qui a préféré la citronnade avant de repartir chercher le 4×4 et les bagages. Repas à 200h30. Les menus avaient été choisis par chacun et remis avant 19h pour être servis à 20h30. Plutôt 21h, heure à laquelle il manquait Jean-Marie et Jeannot, partis faire du repérage comme chaque soir de notre périple. Pour l’étape du lendemain : Pampelune ! Ce qui ne paraît pas facile, d’où une légère polémique un peu embrouillée par la fatigue de chacun… La nuit portant conseil… A chaque jour suffit sa peine…
Vendredi matin, la fatigue de Françoise et René a permis aux huit autres de marcher… Le 4×4 et la 206 sont là avec nous à l’aire de repos d’Iroz. Nombre de pèlerins, je ne les ai pas comptés, s’arrêtent et prennent leur petit déjeuner (9h30-10h) assis sur les bancs de pierre et aux tables de pierre. Aire certainement récente, car les arbres sont petits, et l’ombre très légère. Le midi, cela ne doit pas être drôle ! Tiens ! Notre Argentin, avec ses chevaux longs et frisés, qui passe. Tiens ! voilà nos cyclistes d’hier, la dame toute seule d’hier midi. Tiens ! Voilà la jeune, toujours suivi par un chien qui a décidé de la suivre comme nous dans l’étape de Saint Jean Pied de Port à Roncevaux ; un chien, ce n’était pas le même, nous suivait ; on essayait de le chasser, mais il revenait, enfin débarrassé à la frontière, (au panneau annonçant l’entrée en Navarre) il nous a quitté. Mais oh ! Surprise, hier après-midi, lors d’une petite pause, avant Zubiri, il était là, couché près de nous… Ce jour nous ne l’avons pas vu… Il est 10h20, Françoise dort toujours dans la 206… Carpe Diem !
Petite note personnelle : Assis là, en train d’écrire, je dois passer pour un touriste. Les pèlerins posant leur sac, parlent entre eux et ne s’adressent pas aux touristes… Ce serait du racisme ?
Françoise et René


Samedi 28 mai 2005 – Retour


I- Ecoutez bien, fin de la marche, ça donne du courage
Ça donne envie de voyager un brin
Ça fait du bruit et ça n’est pas très sage
Mais ça fait rien, ça mange aussi du pain.
Refrain : Ça fait, ça fait, ça fait rien (ter)
Rien de rien, de rien, de rien, rien.
II- Ecoutez bien mes bons amis, à l’heure du pique nique
J’en connais trois qui ne sont pas des mages
Ils dévorent tout comme des ogres
Mais pas de panique, c’est qu’ils ont un train à prendre.
III- Ecoutez bien mes bons amis, encore des kilomètres
Et nous seront prêts pour prendre le train
Pampelune Paris, et à l’année prochaine
Saint Jacques, c’est sûr, c’est lui qui nous entraîne.


Arrivé à la gare de Pampelune, après une attente de 4h, Françoise, René, Jacques, Anne-Marie et Jeannot ont un train pour 18h. Jean-Marie et Marie-Rose prennent les créanciales pour les faire tamponner à l’office du tourisme e Pampelune et les redonner au groupe. Adios ! Adios ! Et l’année prochaine, place à d’autres aventures sur les chemins de Saint Jacques… Que Calor ! Aïe ! Aïe !
Florence/Olivier